LIVRES, EXPOSITIONS, …

lecture

 
Suite au souhait de quelques-uns d’entre vous, le CDB inaugure une nouvelle rubrique dédiée à la lecture (papier / électronique, romans, nouvelles, essais, BD, comics, mangas, documentaires, tickets de métro, …) !

Il ne sera nullement ici question de classement collaboratif, les différences entre les genres / mouvements / époques littéraires étant bien trop importantes pour arriver à un résultat cohérent et satisfaisant.

Que cette limitation ne vous empêche pas de nous proposer votre ou vos différents Top-5 (par genre, par époque, par auteur, …), par exemple.
Nous partons complètement dans l’inconnu. La rubrique vivra donc, dans un premier temps, uniquement via les commentaires que vous y déposerez et / ou les discussions que vous y lancerez.
Si la rubrique décolle bien, nous verrons s’il est alors possible, en sollicitant votre aide, de l’améliorer.

Sur ce, bonnes lectures à toutes et à tous 🙂
 

317 thoughts on “LIVRES, EXPOSITIONS, …

  1. Je suis le premier alors que je ne fais pas partie des demandeurs ? C’est un peu injuste pour eux 🙂
    Mon dernier bouquin, terminé hier soir, c’est le polar de John Connolly, Sous l’emprise des ombres (2015).
    J’ai bien compris qu’il n’y avait pas de classement, mais je donne tout de même une note pour le ressenti : 7,5.
    Un avis pertinent sur ABC Polar.

    1. Salut Kalimero, et oui, c’est toi qui auras inauguré cette rubrique. Tu es passé au bon moment 🙂  Et pas de problème pour les notes, c’est même plutôt une bonne idée de conserver son principe, je trouve…

       

  2. (Vraiment pratiques les nouvelles options, et si les listes à puces ne fonctionnent pas pour les puces, leur utilisation permet de resserrer les lignes du commentaire. Sinon, à chaque fois que vous validez par enter, vous créez des espacements. )

    1. On peut bien entendu parler ici de BD, manga, comics, …, au même titre que de romans, nouvelles, essais, documentaires thématiques, …

      La pub, c’est pour Madame Lyle ? 🙂

  3. Cool, des premiers commentaires ! 🙂

    Adolescent, j’ai énormément lu. Uniquement des romans. Je n’ai jamais réussi à aller vers d’autres genres ou d’autres types de livres.
    Adulte, j’ai quasiment cessé de lire. Jusqu’à l’arrivée des liseuses grâce auxquelles j’ai recommencé à me goinfrer… de romans, essentiellement policiers.
    Bref, je ne dispose pas du tout d’une grosse culture littéraire et ne suis d’ailleurs pas très curieux non plus.

    Depuis la reprise du CDB, ne pouvant pas tout faire, dédiant déjà pas mal de temps en plus aux séries, albums, films, mon rythme de lecture a énormément diminué. Actuellement, mes temps de lecture se font essentiellement durant mon trajet maison< -->boulot en train.

    J’ai récemment terminé Code 1879 de Dan Waddell. Bof, bof. Bien écrit, mais tout ce qui touche trop à la généalogie m’ennuie, ce n’était donc pas forcément le bouquin le plus adapté à mes goûts. –> 5,5

  4. En manga j’ai bien aimé le premier tome de Revenge Classroom (—> 7.5 ) : une jeune fille victime de nombreux sévices par ses camarades décide de se venger. Une description de l’école qui fait froid dans le dos…

     

    En comics les trois premiers trade de Lazarus (—> 8) sont très bons : monde futuriste classique mais crédible, Lark au dessin…

  5. Ah ça commence bien la rubrique livre. Alors moi je suis en train de lire « Price » de Steve Tesich et c’est drôlement bien. C’est l’histoire d’un garçon de 18 ans dans une petite ville industrielle des États-Unis au début des années 60. Pffff c’est dur de parler d’un livre.

    Sinon j’ai du mal à comprendre qu’on puisse lire sur une liseuse. C’est tellement agréable de sentir le papier sous ses doigts, de sentir l’épaisseur du livre, de voir physiquement ce qu’on a lu et ce qu’il reste à lire.

    1. Et bien, moi, je n’arrive plus à « tenir » un « vrai » livre…
      Je n’ai jamais eu d’attachement aux supports physiques (que ce soit CD / DVD / livres), mais suis très attentif à la notion de collection, d’accumulation, …
      Le numérique est donc parfait pour moi, les collections étant accessibles plus « librement et facilement », ne prenant plus de place et demandant beaucoup moins d’entretien, de temps pour le classement, etc etc …
      Et le plus important, je pense, c’est quand même qu’une liseuse, m’ait redonné le goût à la lecture que j’avais complètement perdu !

  6. Moi je ne me lasse pas du support physique. De voir des rayonnages de livres, de CD, de DVD me remplit d’aise. J’achète toujours des CD. Je supporte mal d’imaginer de la musique dans un disque dur. Et puis pour le son rien ne vaut une bonne vieille chaine hifi avec de vrais enceintes et un CD.

    Oui c’est vrai que le contenu est plus important que le contenant mais quand même, retrouver le goût de la lecture grâce à une liseuse, ça fait peur.

  7. Cet article n’existait pas lors de ma visite hier 🙂

    Je suis un bon lecteur, assez classique dans ses goûts et qui n’a aucun a priori entre lecture électronique (très pratique pour les voyages et le stockage) et lecture papier (relation fusionnelle avec le papier, bla bla bla).

    Mes deux dernières lectures sont de Stephen King. Quand je vous disais que je faisais dans le classique 🙂

    Joyland : 7

    Mr Mercedes : 5,5

    1. Bonjour Zyvago, bienvenue ! Tu es bien matinal, toi aussi 🙂

      Thomas et Thierry, vous avez finalement cédé à la pression ? 🙂

  8. J’aime lire (surtout pour BonneMine et Tom Tom & Nana), Je Bouquine, la Bibliothèque Rose, …

    J’ai commencé mon émancipation vers la lecture grâce à ces grands classiques que j’allais récupérer à la bibliothèque, avec l’école dans un premier temps, puis de manière autonome, avec les grandes soeurs ou les copains. Il y a une vraie bouffée de nostalgie qui m’assaille quand je repense à toutes ces découvertes.

    Aujourd’hui, je lis aussi bien moins qu’avant, environ 2 romans par mois, sauf en cas de lectorite aigüe pendant laquelle je peux monter jusqu’à 6 ou 7 sur une période identique.

    Et, non, pas taper, Magali 🙂 , j’ai moi aussi de plus en plus recours, pour son côté très pratique, à la lecture sur tablettes et liseuses, avec une préférence pour la dernière car moins de tentation pour lancer un surf.

    Ces dernières semaines, j’ai essayé Modiano, sans succès…
    J’ai par contre, malgré quelques longueurs et un style parfois trop alambiqué, beaucoup aimé le Reinhardt, L’amour et les forêts. Et plus encore, le dernier Houellebecq 🙂

    Ajout : Je vois que vous notez aussi…
    Eric Reinhardt – L’amour et les forêts : 7
    Michel Houellebecq – Soumission : 8

    1. J’ai abandonné L’amour et les forêts aux 2/3. Je ne sais pas comment j’ai réussi à tenir jusque là, d’ailleurs. J’ai vraiment eu l’impression que Reinhardt s’écoutait écire, si je puis dire. Seuls passages que j’ai appréciés : (no spoiler) Meetic et la rencontre avec le soupirant virtuel.

      Cela doit faire un peu plus d’un mois que je me suis lancé dans Baltimore : une année dans les rues meurtrières [« Homicide: A Year on the Killing Streets »] de David Simon (The wire, The corner, …). Un sacré pavé 🙂

      Je ne l’avais même pas remarqué quand j’ai posté le commentaire précédent, sympas les nouvelles fonctionnalités !

      1. Je suis allé au bout du Reinhardt, mais avec franchement beaucoup de mal 🙁

        J’ai Baltimore en attente depuis un bon moment, dans ma … liseuse 😀

  9. Ah, bien cool cette rubrique. 🙂

    Si j’ai bien compris, on a droit aux romans, aux BD, aux nouvelles, aux essais… C’est bien ça? Alors avant de revenir parler bouquins (à un moment où j’aurai un peu plus de temps que là tout de suite), un petit conseil si vous ne connaissez pas: ruez-vous chez votre libraire le plus proche (un vrai libraire, pas une grande chaîne), et achetez les yeux fermés « La revue dessinée ». J’imagine qu’étant donné le nombre de curieux qu’il y a sur ce site certains doivent déjà connaître. Pour les autres, c’est une revue dans laquelle des enquêtes d’informations sont traitées en bande dessinée, avec une grande exigence tant au niveau des sujets traités que de l’angle d’approche des dessinateurs. C’est trimestriel, et on devient très vite addict.

    Bon, sinon côté débat tablette/liseuse/livre papier, et bien même si une très très grande majorité de mes lectures se fait encore de manière très classique en version papier, j’avoue être aussi passé au numérique de temps en temps. Ceci dit, jamais pour un livre ou un auteur que j’ai très très envie de lire, plutôt pour des livres plus anecdotiques. Et puis comme ma crémerie me fournit aussi en livres… 😀 Mais si une lecture numérique me plaît en cours de route, je passe à la version papier très vite, parce que je reste très attaché au plaisir de feuilleter, de sentir l’odeur si caractéristique de l’encre, de tenir un livre entre les mains… En fait, c’est après un voyage en Italie il y a quelques années que je suis passé un peu au numérique, quand j’ai vu que la moitié de ma valise (sans exagérer!) était remplie de livres. Comme le dit Massilia , une tablette ou une liseuse c’est pratique, ça a cet avantage de permettre d’emmener plein de livres en peu de place (et de poids!).

    Mais ça ne permet pas d’échanger avec son libraire indépendant préféré (ils sont de moins en moins nombreux, et quand on a de vrais passionnés face à soi, c’est dommage de s’en priver), ou avec son bibliothécaire adoré. Et rien que pour ça, le papier reste irremplaçable.

    Et comme pour Magali, des tonnes et des tonnes d’étagères de livres me remplit de bonheur. Plus que des CD d’ailleurs. ça me rappelle le film « Les nuits fauves » (oui je ne suis plus tout jeune!), quand Cyril Collard rentre de chez des personnes et que Romane Bohringer lui demande comment c’était chez eux. « Triste, répond-il, il n’y avait même pas de livres »…

    Lecture du moment: Bohemian Flats de Mary Relindes Ellis. J’avais beaucoup aimé Wisconsin de la même auteure. N’en ayant lu qu’un quart, je ne peux encore vraiment me prononcer, mais ça commence bien.

  10. Je serais plutôt avec Magali pour le débat papier/numérique. C’est marrant d’ailleurs, car je suis passé à la musique dématérialisée assez facilement (même si j’achète des kilos de disques, encore, en 2015), mais pour la littérature, j’ai du mal à passer le cap et je crois franchement que je ne le passerai jamais. Je n’aime pas ça, ça ne me plaît pas, même si je ne suis pas du tout un anti-liseuse (je ne pense pas que ça va tuer la littérature, ni les libraires, etc.)

    Par contre s’il y a bien un argument que j’ai du mal à comprendre, c’est celui de Thierry à propos de la « collection ». S’il y a bien un truc qui ne me fait pas rêver, c’est une « bibliothèque numérique » (même avec de jolies icônes de bureau). La collection, c’est avec des rayonnages qui dégueulent de partout, NON MAIS :D

  11. J’ai bien ri, cette après-midi en lisant l’affrontement Magali / Thierry, papier / liseuse 🙂

    Mon homme me trouvant assez régulièrement les livres susceptibles de m’intéresser par le biais de certains réseaux électroniques, je suis pour ma part, passée, pour la plupart de mes lectures au e-book également. N’appréciant guère le format poche, et ne voulant plus dépenser 20 euros dans un livre qui finira très rapidement sur une étagère, j’ai été très vite convaincue. Je me suis aussi lassée des délais d’attente souvent trop longs – parfois plusieurs mois (et pas que pour des gros succès de librairie) – pour la disponibilité de livres réservés à la bibliothèque…

    Par contre, si j’aime vraiment un livre électronique, je finis toujours par l’acheter au format papier quand une bonne occasion se présente.  Je pense d’ailleurs que c’est ce qui arrivera pour ma lecture actuelle, The Snow Queen de Michael Cunningham 🙂

     

  12. Bon, par où commencer ? 🙂

    Je préciserai d’abord qu’en parlant de liseuse, je ne souhaitais pas lancer de débat (ou alors, pas consciemment 🙂 ) mais simplement faire part de mon bonheur de la lecture retrouvée grâce à cet outil. Comme je le disais précédemment, je n’ai jamais eu de rapport charnel aux objets, quels qu’ils soient. Je ne suis pas non plus un collectionneur, plutôt un « accumulateur ». Je m’intéresse à pleins de choses différentes, mais sans jamais aller au bout. Pas de fixette, pas de fixation, pas de passion démesurée.

    J’ai acheté des centaines, voire milliers de CD et de DVD (et des livres dans une moindre mesure) pour finir par les voir prendre de la place, dormir sur des étagères, ce qui m’a, je ne saurai dire pourquoi, toujours un peu ennuyé. Le numérique est arrivé, et il a été pour moi une véritable révolution-révélation, me permettant d’aller encore plus loin dans mon envie d’accumulation tout en gagnant énormément de place. J’ai même poussé le vice jusqu’à revendre des coffrets de séries TV pour acheter des disques durs externes, tablettes, liseuses… Honte à moi 😀

    @ Thomas : par collection, je n’entends pas quelque chose de construit, mais plutôt quelque chose de bien « rangé ». Un petit effort au moment de la cueillette ( 🙂 ) : une bonne indexation, un classement dans le bon dossier et voilà… Le tout stocké à 5 ou 6 endroits différents pour éviter les pertes et accessible super facilement de presque n’importe où en quelques clics. Le rêve, pour moi 😀

    Et je vous assure que je travaille bien en bibliothèque ^_^

    1. Au moins maintenant, on sait que si la rubrique ne vit pas suffisamment bien avec les lectures des uns et des autres, un petit troll sur les liseuses… et ça repart ! 😉

      1. Troll, malgré moi 🙂

        Je précise aussi ici que ma « collection numérique » ne me fait pas rêver, loin de là, j’en admire simplement le côté ultra-pratique.

  13. Je vis au milieu des livres de mon compagnon mais je n’en ouvre que peu, c’est la honte 🙁

    En revanche je construis des bibliothèques, est-ce que tout est pardonné ? 😉

    1. Si tu aimes les grandes cités asiatiques comme Bangkok, je te conseille la série écrite par John Burdett. Le premier est « Bangkok 8 ». Assez cru mais décrivant très bien les ambiances locales.

      1. Déjà lu (et bien apprécié), merci 🙂

        Dans la même série de Burdett, j’ai Le Pic du Vautour en stock. Je pense me laisser tenter !

        1. Il n’est pas si long que ça et l’écriture est belle. Quand j’ai écrit un commentaire juste après ma lecture, je n’ai pas évoqué la lenteur mais j’étais très enthousiaste: https://popupmonster.wordpress.com/2014/09/05/galveston/

  14. Une nouvelle rubrique qui me plaît !

    Je suis autant papier que liseuse (c’est quand même pratique de pouvoir partir en voyage avec un bon choix de bouquins !), même si je reste attaché au papier. Disons que la liseuse me permet d’accumuler encore plus de livres dans ma PAL (et je ne sais pas si c’est bien 😉 ).

    Peut-être était-ce inconsidéré, mais j’ai décider de lire tous les romans et nouvelles de Joyce Carol Oates par ordre chronologique (j’en parle sur mon blog). Vu son rythme d’écriture, ça me prendra 15-20 ans… Pour le moment, je coince un peu: ses premiers romans ne sont pas les meilleurs.

    A part ça, j’adore les récits de voyage, la littérature américaine, quelques polars…

    Mes dernières lectures sont là: https://popupmonster.wordpress.com/tag/livres/

  15. Et bien je vois que cette nouvelle rubrique a du succès. J’avoue que je suis un tout petit peu fière de moi.

    Bon quand aux liseuses un de ces grands avantages c’est de pouvoir pirater les livres pour les récupérer gratos. Pauvres écrivains, ils n’ont pas les concerts pour arrondir les fins de mois , eux.

    Si ça vous dit chacun de nous peut proposer ces 5 livres préférés de tous les temps. Alors je me lance (sans ordre de préférence) :

    Cancer Medhi Belhaj Kacem

    Si c’est un homme Primo Levi

    La course au mouton sauvage Haruki Murakami

    Le wagon à vaches Georges Hyvernaud

    Les lisières Olivier Adam

    1. A porte ouverte, autre porte ouverte 🙂
      Je ne vais pas pleurer parce que Houellebecq, Nothomb ou King vont vendre quelques centaines ou milliers de copies en moins.
      Comme pour la musique et le cinéma, c’est à l’industrie de s’adapter et peut-être faudrait-il qu’elle revoie certaines « ambitions » à la baisse. On n’est plus dans les années 80, où il n’y avait pas Internet, les jeux vidéos, l’I-pad, …, à payer 🙂
      Ici aussi, ce sont « les plus gros noms » qui ont le plus à perdre. Et je ne pense pas que le banquier de Stephen King se plaigne de la « révolution numérique » 😉
      Les liseuses et autres nouveaux média permettent également une circulation bien plus simplifiée et « multipliée » (certes toute relative) d’auteurs (rarement exceptionnels, bien sûr, mais vous vous rappelez combien de disques ont vendu Licence 4, Jordi, Début de Soirée, …) qui ne correspondent pas, pour tel ou tel critère, aux attentes de certaines maisons. Les bibliothèques peuvent ainsi par exemple servir de vecteurs de diffusion / d’animation pour tous ces auteurs, musiciens, … Bref, liseuses et autres outils numériques ne sont pas que piraterie 😀

      Sinon, le Top-5 est bien entendu une bonne idée.
      Même si j’en suis personnellement incapable. A l’occasion, je peux citer des livres qui m’ont marqué, mais de là à les hiérarchiser…

      1. Hum. Ce n’est pas exactement comparable aux économies du cinéma ou de la musique, tout de même. En plus, tu n’es pas hyper juste avec l’industrie du livre, qui contrairement à l’audiovisuel a réellement pris les devants, et ce depuis déjà quelques années. Enfin c’est un très vaste débat que je n’ai malheureusement pas le temps d’évoquer en profondeur – plus tard, peut-être 🙂

        1. J’ai prévenu d’entrée de jeu que je simplifiais à l’extrême 🙂
          Mais bon, le fond de ma pensée, c’est quand même que la culture est censée être un bien commun partagé par tous…
          Et vu les tarifs pratiqués par cette culture, je n’ai aucun scrupule, du moins pour les « gros ».
          Après, j’ai évoqué d’autres choses quand même 😀

          1. « la culture est censée être un bien commun partagé par tous »… euh… non… Et bizarrement personne ne réclame de rentrer gratos à l’opéra ou au théâtre…

            1. Je n’y vais en tout cas jamais non plus en payant… Ou du moins, jamais plus d’une certaine somme.
              L’accès à la dite culture est, de toutes façons, complètement inégalitaire…
              Cette fois-ci, j’arrête vraiment, car je ne pense pas que ce soit une discussion entre personnes « privilégiées » qui fera avancer le schmilblick !

      2. Thierry, Thierry, Thierry… on va pas repartir sur ce sujet…

         

        Ce ne sont justement pas les gros qui risquent le plus de souffrir, ils seront tjrs bien distribués et en vendront encore bien assez (ceci dit, combien d’auteurs vivent uniquement de leur plume en France ? 15 ? 30 ?) mais les « petits » qui rament déjà pour trouver et garder un éditeur, tout ça pour quelques petits milliers (et encore si tout se passe bien, centaines pour la plupart) d’euros, eux…

         

        Et n’oublions pas toute la littérature étrangère. Si le piratage des livres se développe (et on ne parle déjà plus de quelques centaines de copies, certains auteurs sont déjà plus piratés qu’ils ne vendent…), qui financera les traductions ?

         

        Quand à l’argument des autres choses à payer, c’est sûr, autant continuer d’engraisser d’énormes sociétés sans âme qui trouveront sans nulle doute d’autres besoins à créer pour aspirer nos bourses…

         

        Après, oui, le numérique peut être un formidable vecteur de distribution et de découverte. Si l’auteur le souhaite ainsi. Mais rien ne justifie le vol du travail d’autrui.

          1. Pas l’auteur qui mets des mois (au mieux) à écrire et ne touche pas grand chose.

             

            Pas la maison d’édition, qui paye des correcteurs, des éditeurs (et il en faut…), des traducteurs et prend un risque financier car sa marge est loin d’être grosse.

             

            Pas le petit libraire qui a du mal à joindre les deux bouts.

             

            En revanche ton fournisseur d’accès internet qui se gave pour un service qui pourrait être quasi-gratuit et le fabricant de ta tablette / smartphone / ordi qui te vend 5 à 10 fois son prix de revient un truc fabriqué dans des conditions douteuses…

          2. combien d’auteurs vivent uniquement de leur plume en France ? 15 ? 30 ?

            Moins de quinze. Bien sûr, il y a plus de 15 auteurs qui vendent bien en France, mais même eux ont des à-côtés (activités journalistiques, conférences… ou tout simplement un « vrai job »). Normal puisqu’écrire un livre, c’est deux à cinq ans de travail non rémunéré. Ce n’est pas uniquement parce qu’ils aimaient enseigner que des « stars littéraires » comme Pennac ou Delerm (qui ont pourtant connu le succès dès leurs premiers ouvrages) ont travaillé jusqu’à la retraite… 🙁

            mais les « petits » qui rament déjà pour trouver et garder un éditeur, tout ça pour quelques petits milliers (et encore si tout se passe bien, centaines pour la plupart) d’euros, eux…

            Quelques milliers ? T’es un ouf, toi ! 😀

            Plutôt quelques centaines, en effet.  J’en connais qui n’arrivent même pas à 100 par livre (et pas des inconnus, en plus ; des auteurs « installés » qui ont quand même un petit public).

            Cela dit, le téléchargement illégal de livre ne me paraît pas un bien grand danger pour les écrivains eux-mêmes. De toute façon, 90 % des auteurs français sont de parfaits inconnus que personne ne lit parce que les médias invitent toujours peu ou prou les 60 mêmes personnes. Pour les télécharger, encore faudrait-il connaître leur existence. C’est plutôt le reste de la chaîne (les traducteurs, par ex, en effet) qui a des raisons de flipper (et les libraires aussi (mais bon, je déteste les libraires donc je clos ce commentaire ^^))

          3. Les « à-côtés » pour certains s’est aussi une façon de garder du réseau, pas toujours une nécessité.

             

            Et dans le genre et la littérature « régionaliste » certains doivent réussir aussi à gagner leur vie.

             

            Le téléchargement n’est pas un danger au sens où les auteurs ne gagnent déjà pas leur vie, maintenant dans la « littérature de genre » (par exemple) ça peut déjà représenter un sérieux manque à gagner.

             

            Après, pour les libraires, c’est comme pour les chasseurs…

          4. Moi j’aime bien mon petit couple de libraires! 🙁

            Bon sinon arrêtez vos discussions, je n’ai même plus le temps de lire mon livre avec tout ce qu’il y a à lire ici!!! 😀

          5. Discussion intéressante, mais un peu orientée côté métier. Si je me place du côté de la consommatrice que je suis, j’ai parfois l’impression de me faire voler, de m’être fait voler.

            Je suis dans la tranche d’âge 35-40 et ai donc connu les disques noirs, les K7, le CD, le SACD, la VHS, le DVD, le Blu-Ray, le téléchargement légal, …

            Je suis favorable au droit d’auteur. Cependant, quand j’ai payé le droit d’auteur une première fois pour le premier support auquel j’ai accès, pourquoi dois-je le payer une deuxième fois quand je passe au support supérieur pour la même oeuvre ? La logique voudrait que je ne paie que le prix du nouveau support et, à la limite, une participation à son développement.

            Même type de réflexion pour le livre électronique, qu’est-ce qui justifie que son prix soit très souvent à peine inférieur de quelques euros à celui de la version papier, voire plus élevé quand il y a des promotions sur cette même version papier ?

            Mon disque dur ne fonctionne plus… Si je veux récupérer mon bien virtuel, il me semble que je suis obligée de nouveau à payer. Est-ce normal ?

            Alors, oui, voler, ce n’est pas bien. Cependant, Internet nous a, je pense fait lourdement dévier vers une consommation outrancière et permis de découvrir des auteurs ou des oeuvres dont nous n’aurions jamais entendu parler autrement. Je pense que pour toute personne véritablement curieuse, c’est une très bonne chose.

            Il m’est donc en tout cas difficile de mesurer le véritable manque à gagner pour tous ces auteurs pour lesquels la toile peut être aussi vue comme une gigantesque vitrine promotionnelle.

            Qui, parmi nous, avec des ressources financières « dans la moyenne », aurait pu bénéficier de tous les objets culturels que nous évoquons sur ces pages ?  Le numérique m’a permis d’élargir énormément mon champ culturel, très souvent en trichant, en « volant », en resquillant (merci ?, Stéphane). Et ces découvertes malhonnêtes se sont également parfois soldées par de vrais achats et des enrichissements personnels qui n’auraient jamais existé autrement 🙂

             

            1. Je suis favorable au droit d’auteur. Cependant, quand j’ai payé le droit d’auteur une première fois pour le premier support auquel j’ai accès, pourquoi dois-je le payer une deuxième fois quand je passe au support supérieur pour la même oeuvre ? La logique voudrait que je ne paie que le prix du nouveau support et, à la limite, une participation à son développement.

              Combien de fois ai-je pu pester, contre ce principe, tout comme contre la multiplication des taxes sur les supports vierges / appareils de copies pour « sauver le droit d’auteur » alors que Sony / Philips, …, jou(ai)ent sur les deux tableaux sans qu’aucun Ministère de la Culture n’intervienne pour que cesse cette hypocrisie sans nom 😀

          6. Le problème des changements de support est réel, mais à qui profite le crime ? Aux fabricants de matériel et aux gros, qui, eux, ont les moyens de ressortir encore et encore les mêmes produits. Le consommateur préfère trop souent acheter la n-ième édition super-méga-hyper-plus de Star Wars et télécharger des tas de trucs gratos…

             

            Le prix du numérique… Déjà la marge du leader dans ce domaine est semble-t-il bien rondelette et comme le prix du livre est unique… Ensuite j’imagine que des prix trop bas (si c’était possible) feraient une concurrence trop sévère aux libraires qui restent un très bon vecteur de promotion.

             

            Après, oui, le téléchargement est un vecteur de découverte qui dans certains cas (pourcentage indéterminable) peut avoir des retombées positives pour l’auteur. Cela compense-t-il les pertes éventuelles, elles aussi indéterminables ? Cela le rend-il justifiable ? Après chacun fait ce qu’il veut…

          7. Le plus simple, ce serait peut-être 4 ou 5 euros en plus à payer sur l’abonnement internet pour ceux qui souhaitent bénéficier d’une licence globale (avec un principe équivalent à celui de la Sacem pour la répartition des paiements, ça doit bien être possible, techniquement) permettant de télécharger n’importe où, n’importe quand. Les hébergeurs de sites pirates se verraient ainsi en grande partie l’herbe coupée sous les pieds, et ceux qui persistent à télécharger illégalement et gratuitement pourraient vraiment être passibles de poursuites, d’amendes, …

            Et aussi, harmoniser ou réduire la chronologie des média. Avec Internet, on est quand même passé dans l’immédiateté. Est-ce un bien ou un mal, je ne me pose pas la question 🙂 C’est une réalité.

            Et puis, arrêter le délire de la place de cinéma à 10 euros pour tous ceux qui ne peuvent bénéficier de tous les avantages d’un pass illimité ou d’autres tarifs avantageux…

            Et puis, et puis, et puis, … 🙂

             

          8. @ Massilia :

            La fameuse licence globale… J’y suis également fort favorable, et ce, depuis des années. Plutôt que de payer 3 ou 4 euros par mois pour « récupérer » mes fichiers d’une manière pas forcément très honnête, je serai bien entendu prêt à entrer dans un système légal intéressant (illimité et pour pas plus de 10 euros par mois –> en fin d’année, ça pourrait faire un sacré nombre de « 120 euros » qui rentreraient dans les caisses. Quand on connait le budget moyen des Français pour les dépenses culturelles, cela pourrait se révéler intéressant…) effectivement basé sur un accès global, immédiat et basé sur une redistribution des droits à la proportionnelle équivalent à celui de la SACEM.

            Je suis sûr que nos amis sauraient faire…, s’ils s’en donnaient vraiment la peine. Mais bon, il y a apparemment trop de pression de la part de tous les « intermédiaire » qui s’engraissent sur le dos des auteurs et des clients pour aller dans ce sens.

            Alors, le gouvernement préfère utiliser nos deniers pour imposer un organisme (La HADOPI) qui ne sert pas à grand chose et nous offrir des spectacles au tribunal tels que, par exemple, la dernière représentation de Pascal Nègre VS T411, laquelle a tourné au ridicule pour l’un des participants (je vous laisse deviner lequel 🙂  ).

            Si le gouvernement allait dans le sens d’une licence globale et de l’accessibilité globale, donc (avec également l’effacement de la chronologie des média que tu évoques), je serai alors également favorable à un durcissement des « punitions » pour tous ceux qui resteraient tentés par le diable…

            Nous en sommes encore a priori malheureusement très loin.

             

          9. Plutôt que de payer 3 ou 4 euros par mois pour « récupérer » mes fichiers d’une manière pas forcément très honnête, je serai bien entendu prêt à entrer dans un système légal intéressant (illimité et pour pas plus de 10 euros par mois –> en fin d’année, ça pourrait faire un sacré nombre de « 120 euros » qui rentreraient dans les caisses. Quand on connait le budget moyen des Français pour les dépenses culturelles, cela pourrait se révéler intéressant…) effectivement basé sur un accès global, immédiat et basé sur une redistribution des droits à la proportionnelle équivalent à celui de la SACEM.

            Nous sommes d’accord. Si le client a le droit de choisir, sinon, ça ferait un impôt déguisé 🙁  Un système semblable à la redevance télé. Tu ne payes pas, tu te fais prendre, amende plus sévère… Malheureusement, comme tu le dis après, il y a le problème des « intermédiaires »… Il faudrait aussi rediscuter sur ce qu’est la fameuse exception culturelle française, voir ce que deviennent les chaînes de télé françaises si on peut récupérer tous les programmes du monde entier, … Un chantier qui pose plein de questions et d’incertitudes mais qui permettrait certainement d’être plus en phase avec les évolutions techno et les nouvelles pratiques de « consommation » culturelle…

          10. J’ai tout lu ! 🙂  Que pourrai-je ajouter ?  Que je suis plutôt d’accord avec l’hypocrisie ambiante qui règne en France sur le sujet ?

            En Angleterre et aux Etats-Unis, si le téléchargement illégal est très important également, le contexte n’est pas le même. Ces deux pays ne sont pas dans la même logique et n’ont aucun scrupule à admettre que tout ceci est business (show-business, time is money, …). Apparemment, Netflix, avec un catalogue très fourni et régulièrement alimenté, aurait tendance à faire diminuer le piratage et, dans les pays anglo-saxons, pourrait presque s’apparenter à un vidéo-club (quasiment) gratuit. Et l’accès beaucoup plus rapide, oui, ça joue. Enormément. Pour Netflix France, je ne sais plus, c’est 2 ans- 3 ans, qu’il faut attendre pour avoir peut-être une chance d’y voir une production locale ? Plusieurs amis m’ont ainsi gentiment nargué avec l’exemple de La Vie d’Adèle disponible outre-Manche, il y a déjà un moment de cela…

            Qui a raison ? Faut-il protéger ce type de « culture » à ce point ou la « merchandiser » à outrance ? J’aurais tendance à être pour la deuxième option tant qu’on ne touche pas au vrai patrimoine (les musées, les pierres, …), parce qu’il ne faut pas me la faire, à moi 😀  Faire passer le dernier Jean Réno pour une oeuvre, euh… y a mémé qui me dit que les orties, ça pique.

            Dans la même logique, je suis aussi d’accord avec l’idée d’une licence globale optionnelle et à la carte (avec des tarifications différentes en fonction du volume de téléchargement…).

            Je sens que mon discours est grandement décousu. P’têt parce que j’imagine Mimie Mathy et Véronique Genest, ambassadrices de la culture française 🙂 Je vais m’arrêter là. Mais merci pour la discussion sur cette problématique qui risque de rester encore un moment sans véritable solution…

             

             

            1. Clair que le coup des films français disponibles sur Netflix US ou UK avant Netflix France est assez cocasse, pour rester sobre et poli…
              Mais bon, Hola Better Internet étant mon ami…, ils arrivaient en France quand même 🙂
              « arrivaient », car je n’ai pas gardé mon abonnement à Netflix très longtemps (3 mois quand même…), vu la pauvreté du catalogue « local » 🙁

      3. Je m’en fous que Houellebecq, Nothomb et consorts gagne moins d’argent. De même en musique que U2, Radiohead et autres perde de l’argent. Je pense juste à ceux qui essayent de vivre de leurs métier et pour qui le piratage les obligent à faire un boulot alimentaire. Et c’est bien pour cela que je dis vive les médiathèques pour l’accès à la culture gratuite.

  16. Je viens de terminer Fidèle au poste, au format PDF (désolé 😀 ), 2ème bouquin d’une jeune auteure de la région lilloise, Amélie Antoine, que nous aurons le plaisir d’accueillir à la Médiathèque du Vieux-Lille pour un « comité de lecture » spécial.

    Lien Kindle

    Le style n’est pas exceptionnel, mais je me suis tout de même surpris à passer un agréable moment en compagnie de ce roman très court (150 pages), très « visuel ».

    Note : 6 / 10

    1. Je viens de lire le résumé de « Le wagon à vaches » que je ne connaissais pas. Je sais ce que je vais rechercher lors de ma prochaine visite à la bibliothèque… 😉

    2. J’en rajoute un peu 😉

      Disons que je n’ai pas une grande compassion pour eux, pour une infinité de raisons que je développerai peut-être plus tard, car ce serait un peu long (en même temps ça doit faire l’objet d’un article depuis… pff, deux ans, je crois…)

  17. « L’accès à la dite culture est, de toutes façons, complètement inégalitaire… » dixit Thierry. Complètement d’accord avec toi. Et même si on est des privilégiés, on peut quand même discuter de ce qu’on pense de l’accès à la culture. Perso ça m’intéresse même si c’est pas comme ça que le grand soir va arriver.

    1. Bien entendu, que la discussion est possible. C’est juste que je suis arrivé au bout de ce que j’avais à dire sur le sujet 😀
      Je voulais simplement dire que je ne pense pas que nous soyons l’échantillon de personnes le plus pertinent (en raison de notre accès / nos accès privilégié(s) à la culture) pour faire véritablement avancer la réflexion… Même si nous avons des accès assez différents… (certains habitent à Paris ou des grandes villes et peuvent avoir accès « sans effort » et pour 3 fois rien à des films en VO. D’autres n’ont accès qu’à la misérable VF pour très cher à moins de se taper 45 bornes (pas très rentable non plus)… Rien que pour ce petit exemple-là, je n’ai aucun scrupule à « récupérer » des films sur la toile.)

      1. Mais qui serait « l’échantillon de personnes le plus pertinent » pour faire avancer la discussion ?

        Quand au film l’idéal c’est quand même de les voir sur grand écran, non ?

        1. Aucune idée, quant à l’échantillon.

          Pour les films, bien sûr, l’idéal est le grand écran. Et je m’en gavais quand j’habitais Lille et que j’avais accès facilement à la VO. Ce n’est plus le cas aujourd’hui… La VF sur grand écran, sans façon ! 🙂

  18. Demain, j’attaque le John ConnollySous l’emprise des ombres évoqué par Kalimero ou le Kishwar DesaiLa mer d’innocence qui semble également très intéressant, même si plutôt sombre 🙂
    J’ai aussi le Bangkok 8, éventuellement, bien classé dans mon dossier « en version originale » et qui me fait de l’oeil depuis un long moment.

    Le choix sera rude 😀

    1. J’en ajoute avec la tétralogie de Bruno Dante de Dan Fante, dont les 2 premiers tomes sont excellents (Les anges n’ont rien dans les poches + La tête hors de l’eau) 🙂

      1. Merci 🙂 ceux-là, je sais qu’on les a en rayon dans une des annexes. Je me les ferai transférer si je ne les trouve pas « ailleurs » 🙂

    1. Vague souvenir d’une vieille préparation de concours, je pensais en effet à un des articles de l’une de ces Chartes, même si je ne crois pas 2 secondes en ces déclarations de bonnes intentions…

  19. Bon ça se discute mais je pense que les gens ici s’en foute un peu de ce genre de discussion sur le boulot.

    Pourquoi j’ai pas le bouton répondre après le post de Thierry sur le bachotage ?

    1. Parce que le fil de commentaires imbriqués est limité à 5, sinon les commentaires s’écrasent sur la droite de la page. Il est quand même possible de « tricher » en cliquant sur le premier « répondre » de la chaîne 😉

  20. Un extrait de Cancer de Mehdi Belhaj Kacem qui je l’espère vous donnera envie de lire son livre :

     » Quoi qu’on fasse il y a toujours quelque chose qui ne va pas. On sort et le vent est froid, en plein juillet. On veut prendre connaissance de son sort et il n’ouvre pas les portes. On veut en finir avec ses parents et on a envie de se gratter le nez. Ou on « redescend sur terre ». « Redescend sur terre », lui intimait-on à longueur de temps. « Les pieds sur terre, Franck, les pieds sur terre. » Mais jusqu’à sa mort il fut solidement arrimé à la réalité. Il n’avait jamais rêvassé, non, il s’en était toujours tenu à ce qui était. Il n’avait jamais hésité que le temps d’un jugement rapide et, pourvu qu’il ne s’exposât trop à la vilenie de ses congénères, il battait le fer tant qu’il était chaud; et le chauffait au besoin, si tel n’était pas encore le cas. Les autres dormaient, mais pas lui. C’étaient eux les assoupis; et ils ne rêvaient pas. Car effectivement personne ne rêve en ce monde. Il n’y a que les dormeurs, et les éveillés. »  

  21. Bon, Magali avait lancé un truc sympa qui s’est perdu dans de longs débats en cours de route, mais ce n’est pas une raison pour enterrer les bonnes idées. Voici donc la liste absolument pas exhaustive de mes cinq livres préférés de tous les temps, à la minute où on me pose la question. J’espère juste ne pas changer d’avis d’ici la fin de ce commentaire ^^

    As I Lay Dying – William Faulkner
    L’Ensorcelée – Jules Barbey d’Aurevilly
    I Married a Communist – Philip Roth
    Sons & Lovers – David Herbert Lawrence
    Tender Is the Night – Francis Scott Fitzgerald

    1. Et bien c’est vieux tout ça à part Roth. Pourquoi tu donnes les titres en anglais ? Tu les lis dans leur langue d’origine peut-être ? Enfin je trouve ça assez snob sans vouloir critiquer.

      1. Si je me suis fait la même réflexion quant à l’âge de ces oeuvres, je trouve au contraire que donner les titres en VO, c’est une preuve de « respect », bien plus que de snobisme. J’aurais du mal, dans une critique étrangère, à lire les titres des bouquins de Proust, Hugo,… traduits dans la langue correspondante ! Pour moi, le vrai snobisme,  c’est, par exemple, la manie française d’adapter des titres de films anglo-saxons en un autre titre anglais à la c** 😉

        1. Et lire en VO, quand on peut (pour moi LV1: chti / LV2 : anglais / et français renforcé), c’est bien plus agréable (souvent pour une question de rythme de l’écriture non respecté dans l’adaptation / traduction. J’ai par exemple souvent remarqué qu’une écriture en chti était beaucoup plus fluide et imagée que son adaptation française…)

            1. Mi non pu, ch’pourro nin donner l’tit in japonais mais bon quand ché à peu près l’même ling, on peut faire un effort à ti zot quand même !

        2. Je comprends ce que tu veux dire au sujet de la traduction. Quand même je serais bien embêter si je devais donner les titres en japonais des livres de Akira Murakami. C’est un peu à ça que ça sert la traduction.

          Sinon promis je n’attaque plus Thomas 😉

           

          1. « Sans vouloir critiquer » mais bon, autant le dire quand même, hein 😉

            Cela n’a rien d’un snobisme (pas plus que de chahuter les gens qui mettent 8 à Dallas ^^), c’est une simple habitude. Je n’ai pas lu un seul livre anglophone traduit depuis quelque chose comme quinze ans ; je ne me pose à vrai dire même pas la question. Mais je comprends que ça puisse apparaître comme tel, pas de problème… ni d’attaque 🙂

            Paradoxalement, je n’ai pas du tout de problème avec la traduction, bien au contraire : j’ai moi-même exercé le métier de traducteur 😀 C’est essentiel, la traduction (et ça peut même relever de l’art*** lorsqu’il s’agit de traduire des auteurs à la syntaxe aussi sophistiquée qu’un Faulkner). Cela fait – aussi – partie de l’accession à la culture dont vous parliez plus haut. Alors après, ce qui dit Thierry sur la fluidité est très juste, et si ce n’était que la fluidité… mais c’est impossible de faire sans.

            *** Je prends l’exemple le plus extrême qui soit, mais les traductions de Poe par Baudelaire aboutissent à de meilleurs textes que les originaux 😉

      2. Bon j’ai compris que tu lisais les livres anglophone en VO. Ca explique que tu donnes les titres en VO aussi. Si je prends des précautions oratoires c’est que je n’ai pas envie d’avoir l’air d’agresser les gens surtout qu’on ne se connait pas.

        Thierry c’est quand même une langue étrange le chti.

        1. « Si je prends des précautions oratoires c’est que je n’ai pas envie d’avoir l’air d’agresser les gens surtout qu’on ne se connait pas. »

          Ce sont là les limites de ces conversations. ça nous a valu quelques quiproquos à l’époque de MST (remember Bruno, Jean, Stéphane…).

          Et avant d’organiser une rencontre CDB, il risque de se passer pas mal de temps. Entre les Douasiens, les Montpelliérains, les Londoniens, et tous ceux dont j’ignore la provenance, ce ne sera pas simple. En même temps, j’habite une grande maison en Auvergne, ça peut être central!!! 🙂 (Bon, il faudrait quand même que ma femme soit d’accord!).

    2. Philip Roth, mon auteur vivant préféré. Découvert très tard, ce qui est un avantage car j’ai la chance d’avoir encore certains de ses romans à découvrir.

      Je réfléchis à ce « top 5 », mais c’est pour moi beaucoup plus difficile d’isoler 5 livres adorés que 5 albums, c’est marrant. J’ai tellement peur (enfin tout est relatif, ça ne m’empêche pas de vivre!!! 🙂 ) d’en oublier des essentiels.

      Bientôt terminé Bohemian Flats, et pour l’instant c’est pas mal du tout. Verdict en début de semaine je pense…

  22. L’histoire commence à Augsbourg à la fin du XIXème siècle, dans une Allemagne enfermée dans ses croyances, et peu ouverte au progrès (c’est même un euphémisme). On y suit la destinée des frères Kaufmann, et plus particulièrement celle de Raymond qui va fuir cette Allemagne pour aller s’installer dans le quartier de Bohemian Flats à Minneapolis, bientôt rejoint par son frère Albert, sa femme Magdalena et leurs jeunes enfants.Le roman nous raconte alors cette Amérique construite par ces immigrés venus également de Finlande, de République Tchèque…, et il évoque leurs difficultés, le racisme, la misère et la solidarité qui allait avec, le déracinement, la double culture et tout ce qui va avec (laquelle transmettre à ses enfants? Oublier ses origines ou transmettre?… ), sans oublier la condition des Indiens cantonnés dans leurs réserves et la volonté d’assimilation qu’avait alors l’Etat américain.

    Beaucoup de sujets abordés donc, mais une narration fluide (et il faut l’avouer sans surprise). Beaucoup de personnages dont le profil psychologique aurait malheureusement gagné à être plus approfondi.

    Au final, j’ai donc bien aimé Bohemian Flats de Mary Relindes Ellis, même si j’aurais aimé qu’il soit beaucoup plus long, car si l’histoire et les personnages sont intéressants, il est difficile de s’y attacher complètement tant l’auteure n’a pas assez développé leur personnalité. Ca se lit bien, peut-être même trop bien. J’ai passé un très bon moment, mais je sais d’ores et déjà que ce roman ne restera pas très longtemps en mémoire.

    De la même auteure, je conseille plutôt Wisconsin qui là par contre était un vrai bijou.

        1. Certains ont même des LAL (Liste à Lire). La différence avec la PAL, si j’ai bien compris, c’est que dans le cas d’une PAL, on a déjà les livres, dans le cas d’une LAL, on aimerait les lire mais on ne les possède pas. Du moins ce sont les souvenirs que j’ai de vieilles lectures de blogs de lectrices (ceux de lecteurs semblent plus rares). Sunalee me corrigera si je me trompe.

          1. Idem pour moi. Pour ne pas trop alourdir ma PAL, ma LAL me sert très souvent à choisir les livres que j’emprunte à la bibliothèque. Comme « le wagon à vaches » conseillé par Magali ici même et que j’espère bien trouver en fin de semaine…

  23. Si vous aimez TC Boyle et si vous pouvez lire en anglais, je vous conseille dès à présent le nouvel ouvrage de cet immense auteur américain, The harder they come, roman psychologique qui fait froid dans le dos (j’en suis aux deux-tiers) en décrivant la transmission, presque en héritage, de la violence entre un père (ancien soldat) et son fils.

    As he explores a father’s legacy of violence and his powerlessness in relating to his equally violent son, T. C. Boyle offers unparalleled psychological insights into the American psyche. Inspired by a true story, The Harder They Come is a devastating and indelible novel from a modern master.

    1. J’aime beaucoup TC Boyle, dont je ne connais que deux bouquins, Après le carnage et Water Music. Il est épais ce The Harder they come ? 🙂

      1. Épais, je ne sais pas (Amazon annonce 400 pages en « hardcover », donc assez classique, je dirais.),  mais assurément léger au format epub 🙂

        1. L’anglais y est abordable ? A l’écrit, je pense avoir une (très) bonne compréhension, sauf si le style se révèle alambiqué. La compréhension instantanée reste bonne, mais j’ai du mal à me concentrer sur la compréhension fine (liens entre les personnages, les événements, …)  🙁

  24. Peut-être davantage destiné à un lectorat féminin (je vous le recommande, mesdames 🙂 ), j’ai lu, il y a un peu moins de 2 ans, et beaucoup aimé le Instant Love de Jami Attenberg. Il m’avait immédiatement plu grâce à ce « passage musical », qui attaque pratiquement le roman 🙂

    Tonight she’s going on a date, that’s why all the makeupping. She’s going out with a boy named Christian who is nineteen and who likes the Smiths and the Cure and New Order. Holly is seventeen and likes New Order and Echo and the Bunny-men and Joy Division. She knows she should like the Smiths, but Morrissey seems like such a whiny turd. Holly has lied to Christian about this, because he worships Morrissey. Morrissey changed his life forever, that’s what Christian says. He’s a vegetarian now and everything. Meat is murder, he says.

    Shelly likes Aerosmith and Judas Priest.

    That’s how Holly and Christian met, because of music. They were both wearing the same New Order T-shirt, the one with the Brotherhood album cover (which is a classic, even though it is only a few years old), …

    Je vous parle de cette auteure car elle vient de publier Saint Mazie dans lequel je me plongerai probablement, si je le trouve, après avoir repris et achevé la lecture du John ConnollySous l’emprise des ombres, interrompue par l’arrivée du TC Boyle dans ma PAL 😀

  25. Je ne crois pas trop à ces histoires de lectures féminines et de lectures masculines. Il y a les lectures qu’on aime et celles qu’on n’aime pas, en fonction de ses sensibilités. Et (heureusement), ces sensibilités ne sont pas conditionnées à tel ou tel sexe. Enfin ce n’est que mon humble avis. Sur ce, je vais finir ma BD!

      1. C’est qui Stéphanie déjà? (moi, « L’accro au shopping », que je ne connais pas, je ne le laisse à personne vu le titre. Même pas à mon pire ennemi. Enfin si, peut-être à mon pire ennemi. Du moins si j’en ai un!!!) 🙂

          1. Il n’y a évidemment pas de lectures masculines ou féminines dans l’absolu, mais cela dit ce n’est pas ce qu’a dit Thierry, hein. Vous dégainez un peu vite, je trouve 😉

            D’autant que ce n’est pas comme s’il n’existait pas d’éditeurs ciblant spécifiquement certains publics – ou ce qu’ils croient être des publics spécifiques (femmes, adolescents, catégories sociales ou d’âges) – favorisant ainsi le conditionnement et l’idée de sensibilités de lecture différentes en fonction des sexes ; donc non, cette démarcation n’existe pas, mais le monde l’édition dans son écrasante majorité pense le contraire et fait comme si c’était le cas. Par conséquent dire d’un livre qu’il s’adresse peut-être plutôt à un lectorat féminin n’est pas nécessairement une aberration (ce n’est pas comme de dire « c’est un livre de gonzesses », quoi ^^)

          2. Thomas, effectivement, il existe des collections qui s’adressent aux femmes et généralement ce sont de mauvais livres. Et même si ces collections existent, parler de livres plutôt pour les femmes demeurent pour moi une aberration. Et c’est pareil que dire « c’est un livre de gonzesses ». L’idée reste la même même si le niveau de langage est différend.

          3. Ah mais la question de qualité ne fait débat : ce sont de grosses merdes (enfin, il y a aussi quelques livres de chick litt tout à fait lisibles, bien entendu) et je pense que la manière dont j’ai évoqué le sujet ne laissait pas vraiment de place au doute par rapport à ce que je pensais. Donc, nous sommes d’accord.

            Là où nous ne le sommes pas, c’est sur le propos Thierry. Il n’y a pas qu’une différence de niveau de langage, non, il y a aussi certaines précaution oratoires nuançant son propos (« peut-être d’avantage »). Maintenant, je ne connais pas le livre dont il parle,  donc c’est difficile d’aller plus loin dans l’interprétation.

          4. Mon oups s’adressait à Bruno (Massilia) bien entendu. Mais comme pour le commentaire de Magali, c’est tout décalé. ça devient du coup une conversation assez ubuesque. C’est bien, ça remet de l’humour involontaire au milieu de tous nos bavardages sérieux! 😉

          5. @Alex : Non non, ce n’est pas « décalé », c’est juste que tous les message du dessus étaient aussi réalisés en réponse à celui de Massilia. Au bout d’un moment, WordPress de ne réduit pas plus la colonne de commentaires (afin que ça reste lisible) (bon, au final ce n’est pas tellement lisible, ok ok ok 😀 ) (mais quand on avait testé autrement, c’était encore pire ^^)

  26. J’ai beaucoup aimé The Middlesteins de Jami Attenberg et le passage « musical » me tente 😉

    Par contre, on ne me verra jamais lire L’accro au shopping 😉 j’ai besoin d’un minimum d’écriture correcte et d’une histoire un peu moins simpliste ! enfin c’est l’image que j’en ai.

  27. Hum, je suis peut-être la seule ici à ne pas lire couramment l’anglais alors les extraits en anglais je veux bien mais si vous pouviez mettre la traduction ça serait sympa pour les pauvres unilingues comme moi.

    A bon entendeur

    1. Rassure-toi Magali, je suis dans le même état d’esprit. Un extrait en anglais, je n’y pige pas grand chose, et du coup ce n’est malheureusement pas ce qui me donne envie de lire le livre. Je comprends à peu près l’anglais et surtout l’italien, mais de là à les lire sur des ouvrages complets, je n’ai pas les compétences de certains ici (et c’est bien dommage, j’en ai conscience).

      1. « Ce soir, elle va à un rencard, d’où tout ce maquillage. Elle sort avec un garçon de 19 ans nommé Christian, qui aime les Smiths et Cure et New Order. Holly a 17 ans et aime New Order et Echo & The Bunnymen et Joy Division. Elle sait bien qu’elle devrait aimer les Smiths, mais Morrissey ne lui évoque qu’une merde chouineuse. Holly a menti à Christian à ce sujet, parce qu’il vénère Morrissey. Morrissey a changé sa vie pour toujours, dit-il. Il est devenu végétarien et tout. « La viande, c’est du meurtre ! », clame-t-il.

        Shelly aime Aerosmith et Judas Priest.

        C’est ainsi que Holly et Christian se sont rencontrés, à cause de la musique. Ils portaient tous deux des t-shirts New Order, celui avec la pochette de l’album Brotherhood (un classique, même s’il n’a que quelques années). »

          1. De rien 😉

            En fait « turd » peut tout aussi bien vouloir dire « étron » que « connard » ; les deux fonctionnant dans ce contexte, je me suis donc dit que « merde » était un bon compromis 😀

  28. Je vois bien les précautions oratoires que met Thierry avec son « peut-être » et « davantage » mais ça me choque quand même. Allez Thierry je ne t’en veux pas. Tu es juste victime de 2000 ans de domination masculine.

    Merci Thomas pour la traduction. Ca donne envie de lire le livre.

    Euh Massilia apprendre l’anglais en écoutant Green day. Beurk.

  29. Revenons aux livres avec la lecture hier de la dernière BD de Riad Sattouf, « L’Arabe du futur, tome 1 ».

    Du même auteur-dessinateur, j’aimais déjà beaucoup « La vie secrète des jeunes », « Manuel du puceau » et « Retour au collège ».

    On est ici dans registre complètement différent, avec ce roman graphique autobiographique, relatant ses premières années. Fils d’une mère au foyer (la plupart du temps) bretonne et d’un père syrien venu passer un doctorat à la Sorbonne, Riad va vivre en Lybie sous Kadhafi puis, après un bref retour en France, en Syrie sous le régime d’Hafez Al-Assad (père de qui vous savez). La BD narre donc la vie quotidienne et politique dans ces deux pays, vue à travers le prisme de l’œil naïf de l’enfant qu’il était alors. On pense parfois à « Persépolis » de Marjane Satrapi (pour l’aspect autobiographie de l’enfance au Moyen-Orient), parfois aux chroniques de Guy Delisle (Sattouf et Delisle ont tous les deux l’art de parler des conséquences dans la vie quotidienne de politiques dictatoriales, donc rarement drôles, avec beaucoup d’humour. Le ton « faussement » naïf y est pour beaucoup).

    Le résultat est maîtrisé de bout en bout, jusque dans le choix de la bichromie, différente en fonction des pays dans lesquels l’histoire (Histoire?) avance. C’est parfois drôle, parfois émouvant, toujours intéressant. J’ai hâte de découvrir le deuxième tome qui devrait sortir en juin (le récit est prévu en 3 tomes). Gros coup de cœur que je conseille vivement.

  30. Un peu de BD sous toutes ses formes :

     

    * le manga 6000 relate les déboires d’une équipe de techniciens envoyée pour remettre en état une station sous marine (à -6000m) où se sont produits de mystérieux événements il y a 3 ans. Dessin un peu trop classique dans le genre, c.a.d de l’horreur qui hésite entre folie et argument vraiment fantastique. Et une histoire qui prend un peu top son temps (2 tomes parus sur 4 annoncés) 5

     

    * La série L’oracle (chez Soleil) continue cette nouvelle « mode » des séries avec des auteurs différents regroupés par un fil rouge (comme Zodiaque, Elfes, 7 merveilles…). Mais avec des dessinateurs tous efficaces et des scénaristes respectant bien les rapports « difficiles » entre humains et dieux, ça marche pour une fois très très bien. 8

     

    * Enfin pour les lecteurs en anglais, Marvel a récupéré les droits de Star Wars (détenus jusqu’ici par Dark Horse pour des BDs publiées ici chez Delcourt) et les deux premières séries Star Wars et Darth Vader sont pour l’instant très bonnes. la mini-série Princess Leia est en revanche assez bof…

  31. L’adversaire d’Emmanuel Carrère, c’est l’histoire de l’affaire Romand. En 1993, Jean-Claude Romand tue sa femme, ses enfants et ses parents avant de mettre le feu à son domicile dans lequel il s’était retranché, incendie duquel il sortira « indemne ». Il avait auparavant fait croire à tout le monde qu’il était chercheur à l’OMS, poste qu’il n’a jamais occupé.

    Comment en est-il arrivé là? Comment a-t-il pu vivre pendant plus de 15 ans dans un mensonge permanent, mensonge poussé ici à son paroxysme? Comment survivre à une telle épreuve? D’une écriture sèche, sans pathos, avec des phrases courtes, Emmanuel Carrère qui a suivi le procès livre un roman qui se dévore. L’une de ses forces, c’est d’avoir fait d’un fait divers tragique un vrai roman, et pas seulement un simple compte-rendu comme on peut en lire dans les chroniques judiciaires. J’aimais déjà beaucoup cet auteur, ce n’est pas aujourd’hui que je vais cesser.

    Je le conseille aux éventuels lecteurs (lectrices) de cette rubrique, visiblement moins nombreux que pour celle consacrée aux séries TV!!! 😀

    1. C’est un de mes livres préférés, je crois, même si contrairement à d’autres je n’ai jamais eu l’occasion (ou peut-être le courage) de le relire. Je m’en souviens encore très bien, cela dit ; j’étais encore relativement jeune au moment de sa sortie et ç’avait été un sacré choc. Pour l’auteur aussi, d’ailleurs, je crois ; ses livres suivant n’ont clairement plus rien à voir les premiers, on sent que l’expérience l’a profondément marqué, au point qu’il ne semble plus pouvoir envisager le roman de la même manière.

        1. Je n’ai pas été vraiment convaincu par l’adaptation ciné avec Auteuil. Je préfère celle de Laurent Cantet L’emploi du temps. Rien que le titre est excellent.

          1. Je préfère aussi le film de Cantet. Celui de Garcia colle trop au fait divers, et il manque Emmanuel Carrère, en temps que « personnage », sa vision, tout ce qui donne une âme au livre. Cela donne un film aussi froid que son personnage. Celui de Cantet est plus « vivant », humain…On peut entrer en empathie avec le héros. Il y a une dimension sociale plus forte, également.

            1. Je comprends bien ce que vous dîtes toutes les 2, mais je conserve un bon souvenir des 2. Je me rappelle davantage de la version de Garcia. Il faudrait que je me replonge dans celle de Cantet. Mais de là à en trouver le temps…

              1. Pauline soulève un point important par rapport à l’adaptation : tout ce qui rend le livre exceptionnel n’est effectivement pas dans le film de Nicole Garcia. Plus que l’histoire de Jean-Claude Romand, L’Adversaire raconte l’histoire d’un écrivain qui tente de sonder l’insondable et de narrer l’inénarrable. Le film de Garcia est plus dans la reconstitution du fait divers lui-même.

                Pour autant, j’ai quand même une petite préférence pour celui-ci. L’Emploi du temps est plus abouti en tant que récit, mais c’est justement – et paradoxalement – ce que je lui reprocherais. Il passe un peu à côté de la dimension métaphysique du sujet, et rend finalement assez terre-à-terre une affaire qui ne l’est absolument pas et qui défie totalement l’entendement. Ceci dit, chez Cantet, on est plus dans l’inspiration. De mémoire, il prend de grandes libertés avec les faits, ne serait-ce que parce que dans son film les mensonges du héros s’inscrivent sur une durée beaucoup plus courte (sauf erreur de ma part, il ne commence à mentir qu’après avoir perdu son emploi, alors que Romand vivait dans le mensonge depuis l’école).

                Enfin, ce sont deux bons films 🙂

  32.  

     

    Je tourne les pages manuscrites à l’encre lourde
    Les pages jaunies d’entre-lignes tapies
    Les pages drapées dans leur silence
    J’ouvre un œil, l’autre pleure
    De mille merveilles, peut-être d’absence
    Absorbant l’essence même du récit
    Refuge des cris où quand la peur et les pleurs s’écrivent
    En solitaire, écumeur de papier terne
    J’erre et marmonne entre deux bibliothécaires
    Entre deux, je suis l’entre deux mondes
    Entre deux, je suis l’antre, la fosse et les catacombes
    Je suis l’ombre, je suis l’envieux
    Je suis lâche et fier, je fuis le monde comme je peux
    Squatteur de vieux bouquins poussiéreux
    Des histoires lointaines, fuites faciles pour les cul-terreux
    Déjà tout petit sans thune à sécher les cours
    Pour piéger les tourments de mômes qui ratent au long cours
    J’étais le roi, sans pote mais sans loi
    Loin des cours, les cages de foot brillaient toutes sans moi
    Mon kif c’est les livres et les livrer à mes yeux
    Qu’ils tripent classe ou kitsch dans les lignes
    De plus en plus, le monde se brouille entre fictif et réel
    Parasite et secousse
    Mon destin se lie à celui des personnages que je lis
    Je suis influençable depuis tout petit
    Épilogue, préface, note ajoutée
    J’me prélasse dans le chapitre et le sommeil est ajourné
    Quelques lignes en guise d’introduction
    Le livre s’ouvre j’en suis l’âme et la locution

    Chapitre 1
    Aujourd’hui maman est morte
    Je suis un étranger sur une plage, sous une cohorte d’étrangetés
    Hier seulement traqué par les dangers d’une Seine en crue, j’étais ravage et méchanceté
    J’ai croupi dans l’or jaune en 84
    Matricule martyre rebelle au regard opaque
    Cloué au pieu je tourne les pages
    Et bave de rage, sagement isolé de leur monde mielleux
    Je sais qu’ils veulent m’éliminer
    Même mes voisins me guettent et me traitent d’illuminé
    J’dors plus, ingurgite clope et café sous perfusion
    Pour veiller en cas d’intrusion
    A l’intérieur, les livres s’accumulent
    J’y cherche de l’aide ou de l’espoir tapi dans ma bulle
    D’amertume, alors je prends le large
    J’bédave sec pour pillage, saccage, et naufrage
    Un peu de rêve pour un type en chien de visage
    Un peu de rêve, un peu de larmes coulent et gondolent les pages

    Chapitre 2
    Chronique d’une descente annoncée
    L’état stagne, accro de pilule, style type mal avancé
    Quoi ?! J’te gêne ? Je le sens
    Croise-moi dans la rue, direct t’esquives, tu suis et tu changes de sens
    Raskolnikov a tué la vieille pour sa thune, son argent
    Tout crime gratuit mérite son châtiment
    Hâtivement je rentre en longeant les murs à gueuler
    Accoudé sur un pont le teint glacé, prêt à dégueuler

    Bande de nazes
    Je suis le coupable et la mort
    Mais qui peut le savoir ? Je suis Sauron seigneur du Mordor
    J’endors les faibles et les force à faire taire l’effort
    J’honore l’égo au goulot blindé d’alcool !

    Fort de ma position, complexe d’apparence
    Je suis le pauvre type un peu simple, sans importance
    Huit minutes pour d’autres, quarante ans pour moi
    Péter les plombs sans savoir comment ni pourquoi

    J’ai sauté du pont à 2h47
    Sous les lumières de la ville, complice d’apparence nette
    Fouillez chez moi, trouvez l’inachevée
    Chronique d’un looser, le recueil du seuil d’aliéné

    Chronique d’un looser, le recueil du seuil d’aliéné
    Chronique d’un looser, le recueil du seuil d’aliéné

    Le dernier chapitre  Psykick Lyrikah

     

  33. Dans le genre pastiche, le dernier Jo Nesbo (sans Harry Hole) – Du sang sur la glace, est très très bon. Ne vous fiez pas aux critiques parfois un peu tièdes 🙂

    1. Il est dans ma PAL 5, pour l’instant… Il est assez court, je crois. Je vais voir si je peux accélérer son passage. Je ne pense pas avoir jamais lu de Nesbo sans Hole 🙂

          1. Non, pas du tout. J’ai simplement usé d’un mauvais raccourci signifiant que le Nesbo était, pour l’instant, programmé dans mes 5 premières prochaines lectures 😉

          2. mais tu programmes quand même tes prochaines lectures 😉

            Moi, c’est deux au maximum, mais le plus souvent, je ne programme rien du tout et c’est selon l’envie ou parfois même je tire au sort !

            1. Programmer est peut-être un grand mot 🙂 Disons que c’est en fonction de mes cueillettes de champignons. Cela signifie que la priorité peut changer très souvent et rapidement ! Mais là, je vais essayer de m’y tenir, pour le Nesbo.

  34. Je veux juste signaler à un certain Thomas que le dossier du dernier Transfuge c’est le revival du roman Western. Si je ne me trompe pas ce Thomas est féru de littérature et de western, ça peut donc l’intéresser (Remarquez, à part lui , je ne vois pas très bien qui ça peut intéresser ce thème de dossier).

    1. Roooh là là, ton commentaire commençait si bien, et finit si mal 😀

      Merci pour l’info, je vais jeter un œil.

      (ça va bien intéresser quelques personnes, je n’en doute pas. Mais sûrement pas beaucoup de personnes de moins de 60 ans, en effet !)

          1. merci pour les liens ! J’avais repéré la collection Actes Sud mais sans vraiment m’y attarder (j’avais décidé ce jour-là que je n’achèterais pas de livres).

  35. Ce matin, sur Le Golb, on rend un genre d’hommage à Ruth Rendell, qui nous a quitté il y a quelques jours 🙁

    (ouais, j’adore écrire « ce matin » comme si le site était mis à jour quotidiennement, alors qu’en vrai il n’y a pas eu un seul article depuis deux mois (et encore en étant généreux avec le concept d’article ^^))

  36. Je suis en plein dans le cycle « A la croisée des mondes » de Philip Pullman. Qu’est-ce que c’est déprimant, comme truc ! 🙁

  37. Impossible pour moi de faire les deux. C’est à dire si je faisais les deux, je resterai concentré sur la lecture et je n’entendrai pas la musique. Et puis j’aime le silence de la lecture. Mais à quoi ça sert de faire les 2 en même temps ?

    1. idem pour moi, je suis incapable de faire les deux en même temps. Imaginez ma frustration quand il y a de nouveau un fichu musicien dans le métro qui chante Quizas quizas ou autre standard. (je lis beaucoup dans le métro)

      1. Je vis dans la musique. Je ne me suis donc jamais posé la question. Il n’est nullement question de « à quoi ça sert ? », c’est comme ça, et puis c’est tout 🙂

  38. Quoi, c’est pas intéressant de savoir dans quelle condition les gens lisent, à défaut d’être « palpitant » ?

    En fait mon problème avec cette histoire de lire en écoutant de la musique, c’est que tu n’écoutes pas vraiment la musique, tu l’entends vaguement parce qu’à la base, tu restes concentré sur ce que tu lis.

    J’essaye juste de comprendre pourquoi faire les 2 mêmes temps.

    1. Je ne me suis jamais posé la question. J’ai toujours fait mes devoirs en musique, j’ai toujours lu en musique, j’ai toujours …. en musique.
      J’écoute et je lis en même temps. Il n’y a pas de question de « pourquoi », c’est juste « comme ça »…
      De mon côté, je trouve bizarre de ne pas savoir faire les deux en même temps 🙂

    2. pourquoi  ?

      … parce que pourquoi pas ! Ceci dit, je ne fais pas non plus les deux en même temps, si je lis je n’entend pas « vraiment » la musique.

    3. « Quoi, c’est pas intéressant de savoir dans quelle condition les gens lisent »

      Si, c’est très intéressant. C’est la formulation à base de « à quoi ça sert » qui m’a arraché un sourire. Comme si tout devait servir à quelque chose. Il n’y a pas de pourquoi du comment, je pense qu’on aime faire ainsi, ou non, en fonction des goûts et des habitudes de chacun. De même que certains aiment lire dans certains endroits et d’autres non (les transports, par ex), ou que certains ont besoin d’avoir de vraies plages de lecture quand d’autres préfèrent picorer, 10/15 minutes par-ci par-là, tout au long de la journée. Sans oublier que cela peut dépendre du livre et de la musique dont il est question. On n’est même pas obligé d’aimer faire ainsi tous les jours. Des fois j’aime bien, des fois je n’aime pas. Des fois, je lis avec de la musique et j’arrive encore en plus à prendre un bain, boire un verre de vin et fumer une cigarette 🙂 Et s’il peut arriver que je sois trop concentré sur la lecture pour écouter attentivement la musique, il peut tout autant m’arriver d’être sorti du livre par une plage musicale particulièrement intense. Je ne vois pas le problème : ni l’un ni l’autre ne va s’envoler, je peux y revenir autant que je veux 🙂

        1. Tu lis dans ton bain !!!!? Mais tu n’as pas peur de mouiller ton livre ? Ah non moi je ne pourrais pas. Quand à lire en buvant un verre de vin, je ne peux pas non plus parce que l’alcool va me monter à la tête et je ne pourrais plus me concentrer. Par contre en fumant une cigarette, ça d’accord, c’est dans mes possibilités, c’est même plutôt agréable.

          J’admets que ma question « a quoi ça sert » était maladroite, d’ailleurs en l’écrivant j’ai eu un doute.

          1. J’abîme beaucoup les livres (sauf s’ils ne sont pas à moi, je fais beaucoup plus attention), mais bizarrement pas dans mon bain. C’est plutôt en les trimballant partout comme j’en ai pris l’habitude. J’aime bien les livres usés, en fait. Qui ont vécu, qui sont passés entre plein de mains… etc. Je sais que c’est un sujet de conflit ancestral entre lecteurs ^^

  39. J’aime les livres neufs que j’use moi-même en général en les trimballant dans mon sac. C’est les livres que j’abime moi, qui me plaise, pas les livres des autres, ce qui fait que je n’ai pas une tendresse particulière pour les livres de bibliothèques sauf au moment où ils sont neufs quand on les déballe des cartons.

    1. Tout pareil comme Thomas, de toute façon presque tous mes livres proviennent des bacs à soldes, des brocantes et des bouquinistes.

      1. Mais c’est beau un livre neuf. Rien que son odeur . Malheureusement les livres de poche n’ont pas d’odeur. Ah et puis je ne sais pas pour vous, il y a une collection que je n’aime pas, c’est les Pléiades. Les couvertures ne me plaisent pas et surtout j’ai l’impression désagréable que je vais déchirer les pages en les tournant tellement elles sont fines. En plus Jean d’Omersson à la Pléiade, j’ai des doutes sur leur choix éditorial sur ce coup là.

         

        1. C’est beau, mais c’est cher 🙂

          (et les Pléiades, c’est encore plus cher, et ce n’est en effet pas très peu)

          Dans les poches, j’avoue que j’aime beaucoup les Actes Sud (par contre leurs grands formats sont chiants, ils ont des formes à la con, c’est une galère pas possible à ranger)

          1. Classe les Actes Sud et les pages sont épaisses. Très bonne maison d’édition.

            Un poche c’est quand même pas trop chère, non ?

  40. Un poche, ça reste cher quand tu lis beaucoup. Sauf si on procède comme Dahu (ça m’arrive de temps en temps).

    Magali je ne te rejoins pas sur l’odeur absente des livres de poche (il y a une vraie différence entre les 10/18, les livres de poche, actes sud…).

    Et puis personnellement, en plus d’un argument économie, ça ne me dérange pas du tout d’emprunter en bibliothèque. J’aimais même bien quand avant on avait au fond des romans des petites fiches avec le nom des différents emprunteurs. On retrouvait certains noms, on les guettait même pour voir si on avait des affinités avec tel(le) ou tel(le) lecteur(trice). C’était sympa.

    En fait, depuis quelques temps, je désacralise de plus en plus l’objet livre, alors en prendre un dans une biblio (ou en numérique), ne me dérange pas outre mesure.

    Quant à lire en écoutant de la musique, je suis comme Thierry, je fais à peu près tout en écoutant de la musique. Si ça ne tenait qu’à moi, j’en mettrais même en classe!!!

    1. Oui, un poche ça commence à 7 € de nos jours, et encore à ce prix le livre n’est pas épais. Quand on en lit deux ou trois par semaines (c’est mon cas) ça te plombe vite un budget si tu n’achètes que du neuf.

      1. Alex, vade retro satanas, utilisateur de liseuse.

        C’est vrai que les livres de poche ont une odeur mais moins que les beaux livres. Euh les petites fiches dans les livres, c’était il y a longtemps. Soit tu es vieux, soit ce sont des souvenirs d’enfance. En fait je trouve ça plus jolie un code-barre !

        Thomas, entre les séries, la musique et les livres (et peut-être l’écriture) tu dors quand ?

          1. Yep, même moi qui ai 10 ans de moins que toi, j’ai connu les petites fiches alors que j’étais majeur et à-demi vacciné. Et c’était pas à la campagne.

        1. Pareil, les liseuses, jamais de la vie.

          Mais ch’uis bien d’accord avec Alex en ce qui concerne l’odeur des livres de poche, parole de mec qui aime bien renifler les bouquins 😀

          Pour ce qui est de les acheter neufs, y a quelques cas où je n’ai guère hésité : quand c’est du Dostoïevski dans les traductions d’André Markowicz chez Babel (le travail de titan que cet homme a accompli !), ou Les villes invisibles de Calvino, ressorti chez Folio au printemps 2013 alors que l’édition 10/18 (il me semble) était tout bonnement introuvable depuis des lustres.

          (pour répondre à ta question Magali, Thomas ne dort pas, tout simplement)

  41. Moi aussi je suis vieille, Alex. Les petites fiches n’ont pas du me marquer car je n’ai pas beaucoup emprunté en bibliothèques.

    « quand c’est du Dostoïevski dans les traductions d’André Markowicz chez Babel ». Dahu, on dirait pas comme ça mais t’es un intello 😉

    1. Ah ah ah, toujours le mot pour rire, Magali 😀

      (« on dirait pas comme ça » : merci, merci, n’en jette plus)

      Dostoïevski faisait partie pour moi des « gros-noms-intimidants » jusqu’à ce qu’un ami que je qualifierai de fin lettré (intello, tout de suite les mots sales) me dise en substance « Lis-en traduit par Markowicz et on en reparle« , vu que les traductions précédentes ont la réputation d’être rebutantes. Et oui, c’est vachement très lisible, c’est très « oral » en fait, ça coule tout seul. Et puis le père Fiodor, à la période où j’ai lu pas mal de Bukowski, c’était un des rares noms qu’il citait.

      Tout ça me fait penser qu’il faut que je tente de faire la liste de mes bouquins disparus ou Le Drame du carton de livres évaporé dans un déménagement (la blessure est toujours à vif)

      (à vif !)

      1. Je n’ai jamais lu de Dostoïevski. Il va falloir que je m’y mette avec la bonne traduction, donc. Moi aussi j’ai eu ma période Bukowski, j’aimais beaucoup. « Intello » n’a rien d’une insulte pour moi, c’est même le contraire, c’est un compliment. »Fin lettré », j’t’en foutrai du fin lettré, moi.

        Je compatis avec toi à la perte de ton carton de livres.

         

        1. Personnellement, j’adore les auteurs russes du 19ème. Dostoïevski ne déroge pas à la règle.

          Dahu, je compatis aussi à ta blessure. Moi aussi ça m’embêterait beaucoup.

  42. N’ayant pas envie de résumer un roman fleuve comme celui-ci (qui a dit faignasse??? 😀 ), je vais faire un copier-coller du résumé du site de l’éditeur du formidable La ballade de Gueule-Tranchée de Glenn Taylor que je viens de terminer:

    « 1903, Virginie-Occidentale. Early Taggart n’a pas deux mois quand sa mère démente et bigote, croyant avoir enfanté le rejeton du diable, tente de le noyer ; il survit par miracle, mais défiguré. Recueilli par une veuve bouilleuse de cru à la gâchette facile, « Gueule-tranchée » ne sait pas encore qu’il va vivre mille vies. Monstre chéri de ces dames au sein d’une congrégation d’illuminés vénérant le dieu serpent. Héros d’une mutinerie sanglante contre les sociétés d’exploitation minière. Hors-la-loi en exil. Ermite des bois pendant un quart de siècle, ressuscité bluesman de génie puis journaliste à tu et à toi avec un certain JFK, alors en campagne présidentielle fantaisiste chez les ploucs. Enfin et peut-être, grand mystificateur devant l’Eternel. »

    Une aventure picaresque, qui nous emporte dès le prologue, où en plus du héros, les personnages secondaires ont aussi beaucoup d’importance. On traverse l’Amérique du 20ème siècle avec une réelle jubilation. La critique du Guardian évoque Twain, Faulkner et Mc Cullers, et c’est vrai qu’il y a un peu de tous ces auteurs dans ce roman. J’ai appris à la fin de ma lecture que c’était un premier roman. Et bien ça laisse espérer de futurs très beaux moments de lecture si Glenn Taylor persiste dans cette veine.

    Bref, vous l’aurez compris, je le conseille à tous.

      1. C’est vrai que ça donne envie, tous ces livres 🙂
        Le temps est malheureusement un ennemi bien trop fort !
        (Pour Glenn Taylor, j’ai trouvé Un homme loyal (2013)), qui semble également très très bien 😀 . J’avoue ne pas encore l’avoir cherché en version originale.)
        (Le dernier Pulitzer que j’ai lu, ça doit être le Chabon de 2001, The Amazing Adventures of Kavalier & Clay. )
        (J’ai envie de relire La Pastorale Américaine, du Patricia Highsmith, …)

        Avant tout ça, il faut déjà que je finisse Perfidia, j’en suis à 20 %, d’après la liseuse 🙂 Il est vraiment très très bien !

        1. Alors, tu en es où dans le Perfidia ? Je l’ai attaqué cette semaine. C’est du Ellroy pur jus, vraiment prenant, même si, comme d’habitude, j’ai un peu de mal avec l’immersion initiale 🙂

          1. J’ai honte, je viens à peine d’atteindre la moitié du bouquin. Je n’avance pas très vite mais il est très bien. Simple problème de concentration…

  43. Je n’en suis qu’au tiers, mais je peux déjà affirmer que je suis tombée sous le charme du Pulitzer fiction, Toute la lumière que nous ne pouvons voir, d’Anthony Doerr. Une très belle et émouvante fiction historique qui fait s’entrecroiser les destins de deux enfants pendant l’occupation.

    1. Mary Relindes Ellis est donc à ce jour l’auteure ayant le plus de livres commentés ici même!!!

      Sunalee a aimé, et comme je le disais plus haut, je ne peux que la suivre dans son enthousiasme. Un très beau roman (et je crois bien Sunalee que moi aussi j’avais versé ma petite larme 😉 ).

  44. Fini, F.I.N.I., le Perfidia d’Ellroy 🙂  Ce fut vraiment bon, mais vraiment très (trop ?) long. Et comme d’habitude avec Ellroy, je suis un peu frustré…

    J’ai enchaîné directement avec son voisin de PAL, le beaucoup plus court et « léger » Jo NesboDu sang sur la glace 🙂

  45. Je suis en plein dans Rouge ou mort, le dernier David Peace. Je connais mieux la ville de Liverpool que son club de foot (même si les deux font la paire), mais c’est un régal, comme toujours avec cet auteur 😉

    1. Quelle bonne idée ces liens pour les livres. Quand on ne sait pas en parler, comme moi, autant renvoyer les Cdbiens vers une bonne critique. Je ne suis pas très BD (malgré mon avatar) mais Carnation  a l’air drôlement bien. Je vais aller voir dans ma bibliothèque s’ils l’ont. Bingo. Je finis le Duras que je suis en train de lire ( La douleur ) et je m’y met. Ca me changera des livres.

    1. Commentaire réinjecté 🙂 Il y a parfois des soucis quand il y a plusieurs url dans le même message (considéré comme spam)…
      Bonne nuit, et merci pour la relance de la rubrique !

  46. Je viens de relire Je, la mort et le rock’n’roll de Chuck Klosterman suite à une lecture d’un excellent papier de Guic’ The Old sur son blog. Je pense que beaucoup de gens ici ont déjà lu ce livre mais il doit en rester quelques uns qui ne l’ont pas lu. Je dois dire que j’avais oublié à peu près tout de ma première lecture, ce qui est étonnant car ce livre est vraiment bien.  Déjà il est très drôle et pour moi, qui venait d’achever La douleur de Duras, ça m’a fait un bien fou.  Ensuite j’aime cette déambulation à travers l’Amérique via le rock, les femmes, la mort, ect. Donc si vous aimez le rock, la mort et les histoires d’amours bancales, précipitez-vous dessus. Je, la mort et le rock’n’roll est fait pour vous.
    Pour finir un petit extrait qui me ravie :
    « Tout le monde aime à célébrer Ian Curtis, de Joy Division, pour s’être passé la corde au cou en 1980, mais cela faisait partie intégrante de son esthétique ; la directive singulière de Joy Division était le dégoût de soi. Chaque type de cette formation aurait dû se pendre, probablement ; New Order n’aurait manqué à personne, à part à une bande d’idiots qui pensent que prendre des drogues et danser est plus fun que boire et se sentir mélodramatique (c’est-à-dire, j’imagine, tout le monde sur la planète sauf moi). »
    Je suis d’accord à 100% avec l’auteur sur cet extrait.

  47. Je suis un peu déçue. Je pensais avoir 1 ou 2 réactions face à l’excellent post que j’ai fait sur Chuck Klosterman, genre je l’ai lu ce livre et ça m’a plu, ou alors je l’ai lu et c’est de la merde ou encore je l’ai pas lu mais ton post génial m’a donné envie de le lire et finalement nada. Au même moment où j’envoyais ce post j’ai fait un changement d’avatar et là j’ai eu des réactions. Vous êtes quand même superficiels je trouve 🙂

    1. Dis donc, c’est un peu moche de chouiner parce qu’on a pas de réaction 😉 Heureusement que je ne fais pas ça, parce que je ne sais pas si tu as remarqué, mais je mets toujours un point d’honneur à assortir chaque note d’un commentaire circonstancié qui, 90 % du temps, ne recueille aucune réaction ^^ C’est un peu bête, mais les gens ont le droit d’en avoir rien à carrer de Klosterman (ce n’est pas moi qui leur en voudrai, je n’ai pas lu le livre dont il s’agit mais dans le genre enfonçage de porte ouverte, l’extrait me paraît quand même pas mal 😛 )

      1. Ouais un peu moche. J’ai hésité avant de me plaindre et puis je me suis dit allez qui ne tente rien n’a rien. C’est vrai Thomas que tu es une vrai pipelette quand tu balances des notes. Le fait est que si j’avais vu les séries en question je n’hésiterais pas à réagir à tes petits commentaires. Et puis comment ça tu n’as pas lu Je, la mort et le rock’n’roll (Killing yourself to live : 85% of a true story le titre en VO) . C’est dommage alors que tu as perdu ton temps à lire les livres de Nick Hornby (moi aussi d’ailleurs) !

        1. Marrant, le Klostermann que j’ai le plus relu, c’est clairement pas celui là en fait.

          Fargo Rock City et Sec Drugs and Cocoa Puffs sont plus… Relisibles je trouve.

          Par contre, Downtown Owl, son « vrai » roman, pas top…

        2. Oh mais je m’en moque qu’il y ait des réactions ou pas 🙂 Et puis je sais que ce n’est pas parce que les gens ne réagissent pas toujours qu’ils n’ont pas lu.

          Rassure-toi, j’ai perdu mon temps à lire d’autres livres de Klosterman. Mais bon, je n’y peux rien, les rock critics qui se prennent pour des écrivains mais auraient du mal à écrire plus de 100 pages si on leur interdisait le name dropping, j’ai un peu de mal. Quant à Nick Hornby t’es dure avec moi, je dois être un des seuls blogueurs « rock » à ne pas l’aduler (je crois même avoir défoncé un de ses bouquins, un jour)

          1. Oui tu as descendu 31 Songs de Hornby sur ton blog et tu as eu bien raison. A mon avis son meilleur livre reste son premier Carton jaune (Fever Pitch en VO).

              1. C’est marrant que tu n’adules pas Hornby, parce que j’ai souvent pensé à lui en lisant tes articles, et vice-versa. Je n’ai pas une grande culture littéraire dans ce registre de « littérature pop » mais je lui trouve une bonne plume et une certaine simplicité. J’ai – évidemment – beaucoup aimé High Fidelity, qui est pour l’instant le plus abouti et équilibré de ses livres (en tout cas ceux que j’ai lu). J’ai lu Fever Pitch il y a peu, et bien que je sois probablement le lecteur idéal pour un tel roman, j’ai trouvé le côté encyclopédique sur les Gunners un peu usant, et les liens avec sa vie dressés de manière inégale (parfois brillant, parfois pas très convaincant). C’est malgré tout toujours bien écrit avec des fulgurances qui ont fait de lui l’auteur culte qu’il est.

                Jamais lu Klosterman par contre, je vais voir si je trouve un lire qui me tente.

  48. Je viens de finir un bon roman noir « mexicain », La loi des Wolfe (James Carlos Blake), et j’enchaîne avec le début prometteur d’un polar « alaskien », L’homme qui tue les gens (Stan Jones).

    Voyages, voyages 🙂

  49. Je viens d’achever la lecture du Journal de Kurt Cobain. Et je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ce livre. J’avais peur de tomber sur les délires pénibles d’un drogué. A la place, Cobain nous parle de son amour de la musique, de stratégie pour faire connaître son groupe, de féminisme ou encore d’un horrible tueur en série. J’ai mis 2 jours à lire ce livre, une durée qui devient rare pour moi et qui atteste du plaisir que j’ai pris à le lire et qui m’a fait apparaitre Cobain sous un jour différend. Si vous aimez Nirvana, n’hésitez pas, vous serez agréablement surpris, je pense.

      1. Évidemment j’aime Nirvana mais je ne suis pas fascinée par Cobain. Je pense donc être assez « objective » pour ce livre. Comme je l’ai dit, j’avais un a priori plutôt négatif avant de le lire. Tu l’as lu ce journal ? Qu’en as-tu pensé ?

        1. Je l’ai lu à sa sortie, il y a quoi, 10/12 ans ? Alors franchement je n’en pense pas grand-chose aujourd’hui, je n’en garde que très peu de souvenirs si ce n’est qu’il y avait beaucoup de listes et de dessins d’un intérêt très aléatoire selon les cas.

  50. L’homme qui tue les gens : intrigue peu intéressante, moins que la plongée chez les « natifs », en tout cas. Avis fort mitigé, donc.

    Connivence avec l’ennemi (+ 2 nouvelles) (Elmore Leonard) : Comme d’habitude, toujours un peu de mal avec les écrits d’EL, dont je préfère, la plupart du temps, les adaptations cinéma.

    Prochaines lectures : Amazoniques (Dokmok) & Bad penny blues (Unsworth)

    1. Je viens d’aller voir de quoi parlait les 2 livres que tu as prévu de lire. Ca m’a donné envie de les lire tous les 2. Et aussi Le chanteur de Cathi Unsworth et encore La femme qui valait trois milliards de Boris Dokmak. Tu les as lu ?

  51. Un roman et deux Bd pour revenir sur cette page.

    Le polygame solitaire, de Brady Udall pour commencer. Golden Richards est un chef de famille mormon, marié à quatre femmes et père de 28 enfants. En soi, ce n’est déjà pas de la tarte et il n’y a pas là matière à s’ennuyer. Oui mais voilà, Golden est fatigué de cette vie, de cette famille qui se désagrège petit à petit et comme si cela ne suffisait pas, il va tomber amoureux d’une nouvelle femme. Pas n’importe laquelle mais je ne veux pas en dévoiler plus. Entrepreneur de métier, il fait croire à tout le monde qu’il est en train de construire une maison de retraite là où en fait c’est un bordel qu’il bâtit. S’investir dans cette nouvelle histoire d’amour et dans ce chantier lui permet de « s’échapper » de ses tracas familiaux. Comme souvent dans ce genre de roman fleuve, le personnage de Golden n’est pas le seul digne d’intérêt. L’une de ses épouses (Trish) et l’un de ses enfants (Rusty) ont tout autant d’importance si ce n’est plus d’ailleurs.

    Comme d’habitude avec cet auteur (j’ai par le passé lu son recueil de nouvelles Lâchons les chiens, et son autre roman Le destin miraculeux d’Edgar Mint), l’humour omniprésent contrebalance des passages beaucoup plus graves (comme par exemple un passage très intéressant sur les essais nucléaires), et d’autres très émouvants. J’ai beaucoup aimé le personnage de Trish, une famille mexicaine très déjantée, et une aventure savoureuse avec un chewing-gum (difficile d’en dire plus sans ôter le plaisir de cette découverte). Un bon roman que je conseille, même si la fin m’a un peu déçu. Si vous ne connaissez pas cet auteur, je conseille toutefois plutôt Le destin miraculeux d’Edgar Mint pour découvrir son écriture.

     

    L’arabe du futur tome 2 de Riad Sattouf. J’ai déjà écrit sur ces pages tout le bien que je pensais du tome 1. Il arrive qu’on soit déçu par une suite, et bien là pas du tout. Le coup de cœur que j’ai eu avec le début de ce récit est toujours d’actualité. Y a-t-il des CDBiens qui l’ont lue?

     

    Le rapport de Brodeck, 1ère partie: L’autre de Manu Larcenet (adaptation du roman de Philippe Claudel). Depuis Blast, on sait que Manu Larcenet est capable d’un dessin sombre et magnifique. Depuis Le combat ordinaire on sait aussi qu’il n’est pas qu’un auteur humoristique. Je ne connais pas le roman de Claudel. Il était dans ma LAL mais comme on m’a offert cette BD, je ne vais pas le lire tant que je n’aurai pas lu la 2ème partie. Chaque case est empreinte d’une poésie sombre et désespérée qui remue bien après avoir refermé le livre. Les ambiances à l’encre de Chine sont oppressantes, et subliment la force de l’histoire. Brodeck est un rescapé des camps qui doit, à la demande des villageois, écrire un rapport qui les innocente du meurtre de l’Anderer (l’Autre), cet Anderer qui dérangeait parce qu’étranger.

    Rien à dire de plus que « chef d’œuvre » pour cette BD très noire, très pessimiste. Une très belle et très grande œuvre d’art. Merci mille fois au Thomas (pas le même!) qui me l’a offert. Plusieurs jours après l’avoir lue, j’en suis encore pas mal remué.

    1. Bon ça ne va pas là parce que tout ça me donne envie de lire des BD. Or j’ai déjà tant de livres à lire, tant de musique à écouter, tant de séries à voir que ça en devient ridicule.

    2. Ah mais j’aurais pu te l’offrir aussi, je l’ai beaucoup aimée 😉

      Mais tu as raison de préciser car c’était le meilleur moyen de me retrouver avec une crise de jalousie de Magali 😀

      J’ignorais totalement que Brady Udall avait sorti un second roman !

    1. On en a beaucoup entendu parlé du Despentes. J’ai lu quand il est sorti à l’époque Baise-moi et j’avais trouvé ça nul. Ce qui ne m’ a pas incité à lire d’autres livres d’elle. Mais j’entends tellement de bien de Vernon Subutex car il va surement atterrir dans ma LAL.

  52. Quoi ? Il y a une rubrique livres, ici ? 😀

    Je suis en train de lire le nouveau roman d’Isabelle Jarry, Magique aujourd’hui. Un récit d’anticipation assez impressionnant dont certes, je n’ai lu que les 52 premières pages, mais attention : ce ne sont pas loin d’être les meilleures 52 premières pages que j’ai lues en 2015. Une fable habile, très intelligente et en même temps très légère sur le tout-connecté pas-contemporain-mais-pas-loin, que je vous recommande d’ores et déjà avant même d’avoir attaqué le chapitre 5 (j’en reparlerai plus longuement dans quelques dizaines de pages, bien entendu).

  53. Marisha Pessl – Intérieur nuit –> livre qui a eu beaucoup de presse en bibliothèque, je ne sais pas trop en ce qui concerne le public… Comme on me l’a bien vendu, j’ai failli par me laisser tenter malgré ses quelques 750 pages. C’est un thriller moderne qui suit un enquêteur sur le retour, lequel essaye de comprendre le pourquoi du comment du suicide de la fille d’un réalisateur de cinéma un brin tordu inspiré notamment de Kübrick et Coppola. C’est assez sombre, bien écrit, et marquant.

    Je n’en suis qu’à la moitié, mais pour une fois, j’avance assez vite, preuve de mon intérêt.

    Je pense enchaîner directement avec le 1er roman de la dame, La physique des catastrophes, joli petit pavé également.

    A dans un mois et demi ! 🙂

    (J’ai par contre fortement « détesté » Le Golem d’Hollywood, des Kellerman…)

    1. J’avais lu La physique des catastrophes et trouvé ça bien trop long, avec une histoire qui se précipite dans les 100 dernières pages. Mais peut-être que celui-ci est meilleur…

      1. Pour Intérieur nuit, jusqu’à présent, je ne ressens pas de longueurs, j’ai juste l’impression que ça pourrait parfois être plus rapide. Subtile nuance 🙂

        1. ça y est, j’ai enfin terminé achevé Intérieur nuit… La deuxième moitié fut beaucoup plus laborieuse avec, effectivement, de plus en plus de longueurs 🙁

          En restera un bon thriller, prétexte à un « voyage intérieur » de son personnage principal.

          Je ne pense finalement plus m’attaquer à La physique des catastrophes dans la foulée, refroidi que je suis…

  54. Je viens de commencer The Bangkok Asset, de John Burdett, dans la série du détective Sonchai Jitpleecheep (je n’ai pas vérifié l’orthographe). Polars « exotiques », j’adore cette série qui traduit très bien les ambiances thaïes et qui donne envie de manger tout le temps. Les histoires sont souvent assez gore et ça n’avance jamais très vite mais je ne manque pas de me précipiter sur chaque nouvelle sortie. Les premiers sont traduits en français.

  55. A force de voir des affiches partout, j’ai fini par craquer et j’ai entamé la lecture de Miséricorde, de Jussi Adler-Olsen.  Je voulais quelque chose d’assez rapide à lire après le longuet Intérieur nuit.

    C’est la première fois que ça m’arrive, j’ai eu l’impression d’entrer un monde parallèle. L’écriture de J A-O est très simple, directe et visuelle. Les images se forment en même temps que la lecture, instantanément. Et plus je voyais ces images, plus je me disais que je les avais déjà vues.

    Au bout de 30 % de la lecture, j’ai eu de plus en plus de doutes quant au fait que j’avais déjà lu ce bouquin, mais impossible de me rappeler ni de la suite, ni de la fin.

    Aussi, ni une, ni deux, j’ai commandé l’adaptation ciné.  Ce n’est pas le film que j’avais vu… C’est bien le livre que j’avais déjà lu (jusqu’à son terme).

    Le film est assez raté. L’adaptation est efficace et va à l’essentiel et fait fi de trop nombreux détails dans la description des personnages, des motivations, de leurs relations…, mais au moins, elle m’aura permis de me rappeler la fin du bouquin 🙂

    J A-O fait dans la grosse cavalerie, dans le sensationnel efficace mais sans surprise, à tel point qu’on oublie l’intrigue cette dernière à peine lue.

    Je ne pense pas en tenter un 2ème…

  56. Je suis environ à la moitié d’Alphabet City d’Eleanor Henderson et je suis totalement emballée. Même si l’histoire commence dans la Vermont, elle se poursuit à New York à la fin des années 1980: Jude, un ado un peu paumé, rencontre Johnny, musicien, tatoueur, qui lui fait découvrir le milieu Straight Edge.

    (et donc si quelqu’un peut me dire quels sont les liens entre straight edge et hare krishna, en tous cas plus que ce qu’en disent les pages wikipedia ?)

          1. Il faudra que je jette un œil à l’occasion.

            J’ai un problème avec le côté très hétéroclite de son travail, c’est vraiment un auteur dont on peut adorer un livre et détester le suivant ; il se trouve qu’on est ami sur Facebook (je ne sais même pas pourquoi car je ne l’ai jamais rencontré et ce n’est mon genre d’ajouter des écrivains sur FB), et des fois je te jure, j’ai envie de lui envoyer message juste pour lui demander lesquels de ses livres il me recommande si j’ai aimé celui-ci, celui-ci et celui-là ^^

            1. oui, il me semble aussi qu’il est très hétéroclite. Je n’ai pas encore beaucoup creusé sa bibliographie, me limitant aux polars pour le moment. J’ai pas mal hésité pour La poupée de Kafka, le thème ne me parlant pas a priori (Kafka, Prague…), mais je suis curieuse de la manière dont il aborde le sujet et j’aime son écriture.

              D’après ce que j’ai entendu, il est charmant et tu pourrais lui poser la question !

              1. J’ai pleins de Colin dans la liseuse, mais n’ai jamais su par lequel commencer. Au rayon « bons polars », lequel conseilleriez-vous ?

                La semaine dernière, j’ai lu avec grand plaisir mon premier Camilleri – Jeu de miroirs.
                L’enquête est un peu légère, mais les personnages et le rendu du parler sont truculents.
                J’en lirai d’autres, assurément.

                Pour ma prochaine lecture, j’hésite entre
                – un vieux « juridique », Scott Turow – Présumé innocent
                – un Volodine, sûrement Terminus radieux
                – un Acte Sud / Noir
                – un Sonatine
                – un Colin 🙂
                et probablement des dizaines d’autres lorsque j’allumerai la liseuse !

                    1. Je laisse tomber Ta Mort Sera La Mienne, à peu près à la moitié du livre… Trop de « voyages intérieurs », trop de « mystique », trop d’aller-retour passé/présent pour essayer de faire comprendre des actions, … Je m’ennuie ferme. Tant pis 🙁
                      Et dommage, l’écriture en elle-même est très belle, très libre.
                      Je ne suis en tout cas pas certain d’essayer un autre F. Colin prochainement.

                    2. ah dommage !

                      J’ai aimé La poupée de Kafka, l’histoire est totalement différente. Maintenant, je lis un Nicholas Christopher, auteur assez inconnu mais dont les livres sont magnifiques. (The Bestiary)

                    3. En allant jeter un coup d’oeil rapide sur sa bibliographie, je confirme ne pas connaitre Nicholas Christopher, si ce n’est A trip to the stars dont le titre m’évoque très vaguement quelque chose…

                    4. A trip to the stars est tout simplement un chef-d’oeuvre ! Il a été traduit en français. Il faut aimer les histoires de quête, d’enfant qui grandit et des textes poétiques (mais pas trop).

    1. Partant, mais étant en province, ça risque d’être léger de ma part. C’est par contre un sujet qui m’intéresse beaucoup (2 visites de prévues dans les semaines à venir, Yoko Ono à Lyon et les autoportraits du musée d’Orsay à Clermont-Ferrand, et une très belle vue en février au Centre National du Costume de Scène à Moulins, sur les ballets Preljocaj). Tu en as à conseiller Lyle?

      1. J’irais bien voir les autoportraits mais je ne sais pas si Clermont est facile d’accès en train de Paris.

         

        Plein d’expo sont en train d’ouvrir à Paris, j’irai les voir dans les prochaines semaines. Ce matin je suis allé voir JB Huet à Cognac Jay et c’est très intéressant de voir réuni autant d’oeuvres essentiellement sur papier d’un petit maître animalier et de scènes champêtres de la fin du XVIII°.

        1. partante aussi mais ce sera très limité. En Belgique, je ne vais quasi pas à des expos mais je comptais aller à Paris fin avril en voir quelques-unes, notamment celle du Velvet Underground.

  57. Ce site devient magique, ou alors il est possédé. Je me couche hier soir en ayant posté une réponse à Lyle dans la rubrique Salon-Discussions, et je me réveille ce matin avec ce même commentaire dans une autre rubrique qui elle-même a changé de nom.

    Je connaissais l’expression « A chaque jour suffit sa peine », ici c’est « A chaque jour surprend sa nouveauté » ! 😀

    Sunalee, quand j’ai lu la demande de lyle, j’étais sûr que tu ferais partie des partantes. 😉

    1. C’est gentil de voir de la magie plutôt que de se demander si Thierry n’a pas juste un T.O.C. l’obligeant à modifier un truc chaque jour sur le site, même minime, sous peine de ne pas pouvoir s’endormir 😀

      En plus maintenant qu’il y a les classements « automatisés », je vous raconte pas ce que ça va être, un vrai Thierry libéré de toute contrainte, capable de tout, à tout instant… attendez-vous à ce que 2016 soit l’année la plus folle – et donc magique ! – de votre existence, les copains 😉

      (d’ailleurs Thierry, si tu veux changer la bannière du site, n’hésite pas, je la trouve très moche ^^)

        1. Mais euh…. 😉
          Et je vais bientôt vous mettre à contribution pour quelque chose d’autre. Ce ne sera pas douloureux.

          @ Thomas: je n’ai jamais non plus été convaincu par cette bannière. Une idée pour son remplacement, qui suive avec les couleurs du fond ? (sinon je vais encore devoir tout changer 😉 )
          J’essaierai, si contribution il y a, de m’en occuper entre les midis ou ce soir !

          1. Une idée, non. Des Blancs ce serait bien, je ne veux pas que nos contributeurs les plus racistes se sentent stigmatisés 😀

            Nan, plus sérieusement je n’ai pas d’idée et pour être honnête cette bannière ne me dérange pas tant que ça, c’est surtout que je n’ai pas très bien compris le pourquoi du comment tu l’avais choisie.

            1. Ok, là non plus, pas de mystère. C’était suite à une suggestion d’écoute. Le disque précédent du musicien avait très bien fonctionné sur [MST]…
              Mais comme elle s’affiche depuis un bon mois maintenant, j’avais de toutes façons l’intention d’en changer. Une fois que l’inspiration est là, c’est fait en 2 minutes 🙂

    1. Pochette sobre, musique printanière, mais Soulmates, ça ne fait pas trop « site de rencontres » ?
      D’un autre côté, ça suit avec le questionnaire qui nous demande si on vient ici pour pécho 😀

  58. Je reviendrai plus longuement prochainement (mais il faut d’abord que je mette à jour de nombreuses écoutes).

    Ce petit passage dominical donc juste pour vous conseiller si vous passez par Lyon avant le 10 juillet de prévoir une visite à la superbe rétrospective de Yoko Ono au Musée d’Art Contemporain. Une visite où on se délecte d’œuvres engagées, fortes, participatives (on peut y aller avec des enfants ou des ados, la mienne a bien aimé sa visite à un musée, ce qui n’est pas gagné à cet âge!). On y découvre ou redécouvre une artiste majeure de l’art conceptuel, mais pas que. ça fourmille d’idées passionnantes et on ne voit pas le temps passer. Nous y sommes restés trois heures, parce que le musée fermait, mais on pouvait facilement y rester une ou deux heures de plus.

  59. Une petite semaine passé à Blois pour faire quelques châteaux et aussi deux musées bien sympas : le musée de la magie à Blois (petit mais parfait pour les enfants et l’entrée donne droit à un vrai spectacle de magie que j’ai trouvé d’une grande qualité) et puis la fondation du Doute (je ne suis fan de Ben, des Fluxus, de l’art vidéo, du non-art et pourtant j’ai adoré, hyper-ludique et pi y’a un café dedans où on peut passer des vinyles, je me suis fait plaisir !)

    Les portraits à Clermont, je fais ça dès que j’y retourne, c’est à dire d’ici 15 jours ! 🙂

    1. Je te rejoins sur le musée de la magie que j’ai fait quand mes filles étaient petites, bien sympa.

      Les autoportraits à Clermont ne sauraient non plus tarder. C’était prévu cet aprem, mais comme il fait beau, ça va plutôt être jardinage. Sympa aussi dans un autre genre.

  60. Hello v’rybody,

    Y a-t-il parmi vous des personnes qui ont lu « En finir avec Eddy Bellegueule » d’Edouard Louis? Si oui, j’aurais bien aimé avoir votre ressenti. Si non, si vous êtes picards, issus des classes populaires, passez votre chemin, le portrait qui en est fait ne va pas du tout vous plaire.

    Pour ne rien vous cacher, je viens de le terminer (il se lit très très vite), et il m’a mis un peu mal à l’aise, non pas par rapport au sujet traité (grandir avec son homosexualité dans une famille homophobe) que par le portrait qu’il fait des gens pauvres de son enfance. A le lire, on pourrait croire qu’être dans la misère est synonyme de racisme, de violence, de vulgarité, de bêtise. Le manque total de nuances m’a quand même pas mal énervé. Et pourtant la critique était assez unanime à sa sortie. Alors suis-je passé à côté d’un chef d’œuvre?

    1. Bonjour !

      je l’ai lu, j’ai été choquée et en même temps, je ne pense que ce soit inventé. Je pense qu’il y a vraiment des gens comme ça, il suffit de lire les commentaires racistes ou homophobes sur certain sites (et je trouve ça désolant). J’ai eu quelque part le même problème avec ce que j’ai vu de P’tit Quinquin qui décrit aussi des gens de la campagne (je ne compare pas, mais j’ai eu cette sale impression de moquerie vis-à-vis d’un certain milieu). Même si ça ne va pas aussi loin. (Et pour parler de choses plus personnelles, j’ai été choquée par des membres de la famille de la compagne de mon père, ouvertement racistes et anti-francophones, notamment de la part d’un curé vivant avec sa « bonne »).

      A part ça, un chef d’oeuvre ? Non, certainement pas. Un livre qui met le doigt sur un problème, oui.

      Je ne dis pas grand chose mais voici mon ressenti après la lecture.

      1. Hello Sunalee,

        Tu as raison sur le fait qu’il y a des gens comme ça (j’en connais malheureusement beaucoup trop), mais j’ai trouvé que ce roman sonnait comme une vengeance vis à vis de son milieu d’origine. C’est peut-être surtout en cela qu’il m’a agacé. Enfin bon, peut-être que cette écriture lui a épargné des séances chez le psy!!! 😀

        Je lis en ce moment Wally Lamb, et pour le coup je suis beaucoup plus emballé, et c’est un euphémisme. 😉

        1. ah tiens, Wally Lamb est sur ma PAL depuis un moment ! moi je lis un roman de la nouvelle star littéraire flamande, Lize Spit. Probablement encore inconnue hors des frontières linguistiques, je pense qu’elle ne tardera pas à se faire connaître.

          1. En effet je ne connais pas Lize Spit. De Wally Lamb j’ai déjà lu (et aimé) « La puissance des vaincus » que je te conseille. Là c’est « Nous sommes l’eau » que j’ai commencé hier, et le premier quart est très prometteur.

  61. Bon voilà, j’ai fini « nous sommes l’eau ». Facile à lire bien que long, contrairement à « la puissance des vaincus » que j’avais trouvé très fort, celui-ci ne me laissera pas un souvenir impérissable. Un roman bien ancré dans notre époque, avec des thèmes souvent abordés dans la littérature américaine actuelle (le racisme, l’homosexualité, les mensonges plus ou moins enfouis, les non-dits familiaux, et je tais certains thèmes pour ne pas trop en dévoiler), le tout servi par une polyphonie bien maîtrisée. Mais voilà, il manque l’étincelle qui m’aurait rendu les personnages plus attachants. Lamb a mis trop de choses dans ce roman et du coup l’intrigue n’en est alors parfois que beaucoup moins crédible. C’est dommage parce qu’il y avait de quoi faire un très bon roman, mais il aurait vraiment fallu faire abstraction de certains personnages et leurs tracas qui n’apportent pas grand chose à l’histoire (les filles du couple Oh par exemple).

    Bref, une lecture pas désagréable, mais loin d’être essentielle.

    J’essaye de faire un point plus précis de mes lectures de ce début d’année (bien entamée il est vrai) avant la fin du semestre! (je vous parlerai entre autres de mon grand coup de cœur « Le cas Eduard Einstein » de Laurent Seksik)

  62. Si jamais le groupe coréen Jambinai passe près de chez vous, allez voir ! Mélange de post rock et de metal, avec guitares et instruments traditionnels. Juste fantastique. On en reparle à la mi-juin quand leur nouvel album sort sur Bella Union.

  63. L’expo Hubert Robert au Louve est absolument superbe… Il faut y courir si on aime l’art du XVIII°…

     

    Dans un genre plus intime, l’expo sur Rosa Bonheur et sa famille à Port-Royal est très intéressante…

  64. Je vais à Paris jeudi et vendredi prochains (le 7 et le 8) et j’ai déjà une série d’expos sur ma liste: Velvet Underground, Beat Generation et les jardins islamique, mais il me restera sans doute un peu de temps pour autre chose. Vous avez des suggestions ?

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